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EXCLUSIF MÉTÉOMÉDIA : APERÇU DU PRINTEMPS 2017

Le Québec devra être patient avant de sortir les parasols!

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Joey Olivier
Rédacteur Web - MétéoMédia

Lundi 20 mars 2017 à 9 h 13 - Le printemps ne connaîtra pas un départ fulgurant au Québec, mais la chaleur plus estivale devrait être à l’heure pour la grande finale en mai. MétéoMédia prévoit un printemps plus doux que la normale dans l’extrême sud du Québec, tandis que les températures seront dans les normales de saison ailleurs en province. La tendance sera similaire pour l’Ontario ainsi que les Maritimes.


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Les météorologues ont dressé une tendance pour les mois de mars à mai, ce qui est considéré comme étant le printemps météorologique.

Pourquoi un début lent?

Selon le patron actuel, le froid continuera de montrer des signes de vie durant le mois de mars. « On peut sans aucun doute s’attendre à des montagnes russes en début de saison », explique André Monette, chef météorologue à MétéoMédia.

Une transition rapide en avril

Les changements de régime ont été rapides durant l’hiver au Québec. La douceur a souvent chassé les épisodes de froid, et vice-versa. Partant de ce fait, la transition du froid hivernal vers la chaleur du printemps risque d’être expéditive.

Les modèles prévoient un retour de la chaleur en mai, ce qui place le mois d’avril entre deux contextes météo différents.

« L’hésitation entre le chaud et le froid risque d’être plus courte que ce que l’on connaît habituellement. Il ne serait pas étonnant de voir une installation rapide de la chaleur en deuxième moitié d’avril », ajoute André Monette.

Précipitations : dans la normale

Les météorologues n’anticipent pas un printemps plus pluvieux qu’à l’habitude, à l’exception de certains secteurs dans l’ouest du Québec et de l’Ontario.

Cette prévision s’appuie sur une analyse de plusieurs années de référence où les conditions étaient similaires à cette année. Les pluies abondantes ne devraient donc pas être l’histoire du printemps.

EN VIDÉO : VERSION INTÉGRALE DE L'APERÇU DU PRINTEMPS :

Du jamais-vu dans le Pacifique

Un des facteurs majeurs qui risque d’avoir un impact sur le climat mondial au cours des prochains mois est le contexte particulier dans la zone équatoriale de l’océan Pacifique.

En février, l’écart des températures de l’eau de surface n’était plus dans une phase La Niña. Cet épisode a été très court et il faisait suite à une année où El Niño a provoqué un réchauffement de l’atmosphère à l’échelle de la planète.

« Les experts soupçonnent que les impacts du super El Niño de 2016 sont encore présents dans l’atmosphère », commente André Monette.

Et les spécialistes de l’Agence d’étude océanique et atmosphérique évaluent à 50 % les chances de revoir une intensification du phénomène El Niño cet automne. Si jamais El Niño atteignait le stade intense, ce serait du jamais-vu.

« Actuellement, on note déjà un écart positif de l’eau à l’ouest de l’Amérique du Sud. C’est exceptionnel. Reste à voir jusqu’à quel point l’eau plus chaude ira s’étendre dans le Pacifique », spécifie le chef météorologue.

EN RAPPEL : La Niña s’en va, El Niño revient?

Un phénomène La Niña est caractérisé par une anomalie négative de l’eau de surface inférieure ou égale à -0,5 °C dans la zone équatoriale du Pacifique.

Un phénomène El Niño est à l’inverse, c’est-à-dire qu’il est caractérisé par une anomalie positive de l’eau de surface d’au moins 0,5 °C dans la même zone.

EN VIDÉO : EXPLICATIONS DU CONTEXTE OCÉANIQUE :

Eau froide qui persiste à l’ouest du Canada

L’autre élément important à considérer est la concentration d’eau froide qui se trouve plus au nord du Pacifique, à la hauteur de la Colombie-Britannique.

Au début de l’hiver, les météorologues croyaient que cette anomalie (eau plus froide que la normale) allait se dissiper durant l’hiver.

Mais ce ne fut pas le cas. Cette concentration a causé un creux atmosphérique qui a retenu le froid en Colombie-Britannique et poussé l’air doux au Québec et en Ontario.

Un historique propice à la douceur

En 2016, le mois d’avril avait été surprenant puisqu’il avait été nettement sous les normales, et ce, même si l’hiver avait été très doux. Il faut dire que ce fut l’exception à la règle. Depuis le mois de mai 2016, les températures ont été au-dessus des normales tous les mois au Québec.

APERÇU PRINTEMPS EN BREF

Québec : Températures au-dessus des normales dans l’extrême sud, dans les normales ailleurs en province. Précipitations dans les normales pour la majorité des secteurs.

Ontario : Températures dans les normales pour la majorité des secteurs, sauf l’extrême sud-est (Windsor). Précipitations au-dessus des normales dans l’ouest de la province. La grande région de Toronto dans les normales.

Maritimes : Températures et précipitations dans les normales de saison, sauf le sud-ouest des Maritimes, qui sera au-dessus des normales (Fredericton).

Terre-Neuve-Labrador : Températures dans les normales. Précipitations dans les normales.

Prairies : Températures sous les normales dans l’ouest de l’Alberta. Dans les normales pour le reste de la province, ainsi qu’en Saskatchewan et au Manitoba. Précipitations au-dessus des normales pour l’extrême sud des Prairies canadiennes.

Colombie-Britannique : Températures sous les normales de saison, dont à Vancouver. Précipitations dans les normales pour la majorité du territoire.

Températures moyennes du 1er mars au 31 mai

  • Gatineau : -2 °C à 21 °C
  • Montréal : -1 °C à 21 °C
  • Sherbrooke : -1 °C à 21 °C
  • Val-d’Or : -5 °C à 19 °C
  • Québec : -3 °C à 20 °C
  • Saguenay : -5 °C à 19 °C
  • Sept-Îles : -4 °C à 13 °C
  • Gaspé : -2 °C à 17 °C

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