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Quatre facteurs pourront changer l’allure du printemps au Québec, que ce soit en provenance de l’océan Pacifique ou du Groenland. Les voici.
APERÇU EXCLUSIF DU PRINTEMPS 2017

Quatre facteurs peuvent changer le cours du printemps

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    Joey Olivier
    Rédacteur Web - MétéoMédia

    Lundi 27 février 2017 à 18 h 40 - Quatre facteurs pourront changer l’allure du printemps au Québec, que ce soit en provenance de l’océan Pacifique ou du Groenland. Les voici.


    À lire également : Aperçu du printemps de MétéoMédia


    1-Eau froide dans le Pacifique

    Le premier facteur qui peut faire basculer le printemps est la concentration d’eau froide qui se trouve dans le Pacifique, à la hauteur de la Colombie-Britannique.

    Au début de l’hiver, les météorologues croyaient que cette anomalie (eau plus froide que la normale) allait se dissiper durant l’hiver.

    Mais ce ne fut pas le cas. Cette concentration a causé un creux atmosphérique qui a retenu le froid en Colombie-Britannique et poussé l’air doux au Québec et en Ontario.

    Si cette oscillation persiste, les probabilités de maintenir notre air doux seront plus élevées. Si, à l’inverse, l’eau froide se dissipe, on pourrait assister à une déviation des vents dominants en haute altitude (courant-jet).

    EN VIDÉO : OCÉANS ET ATMOSPHÈRE :

    2-Neige et glace

    La glace sur les principaux cours d’eau et le couvert de neige au sol sont deux facteurs importants qui influencent le début du printemps.

    À la fin de février, le niveau de glaciation des Grands Lacs était d’environ 8 %, ce qui est nettement sous la moyenne de 35 % pour cette période-ci de l’année. Au plus fort de la saison, ce pourcentage a été de 15 %. Le faible niveau des glaces de 2017 est comparable à celui des pires années, soit en 2016, en 1983 (18,1 %) en 1998 (11,5 %), en 2002 (9,5 %) et en2012 (12,9 %).

    Le couvert de glace est également sous les normales dans l’est du Québec.

    Le couvert de neige au sol altère le réchauffement de l’atmosphère au début du printemps.

    Ce phénomène se produit lorsque la réflexivité du soleil sur la neige renvoie une partie de la chaleur vers l’atmosphère.

    Cet hiver, le sud du Québec ne compte pas sur un tapis blanc particulièrement épais de Montréal à Sherbrooke.

    Ailleurs en province, on observe une bonne couche de neige, ce qui devrait ralentir le réchauffement à la fin de mars et au début d’avril.

    3-Creux au Groenland

    On se déplace maintenant dans l’océan Atlantique, au sud du Groenland. Certains modèles météo prévoient, plus tard ce printemps, le retour d’un anticyclone dans cette partie du globe.

    Si ce scénario se concrétise, on assistera à la formation d’un creux défavorable au Québec. La montée de l’air chaud vers le Groenland causerait un blocage atmosphérique qui engendrerait davantage de nuages, de pluie et de fraicheur au Québec.

    4-Encore la faute à El Niño?

    Le quatrième facteur se trouve dans la zone équatoriale de l’océan Pacifique. Actuellement, la température de l’eau de surface est dans une « phase neutre ».

    Selon la plus récente mise à jour de l’Agence américaine d’étude océanique et atmosphérique (NOAA), les probabilités de voir le développement d’El Niño (température de l’eau plus chaude que la normale) cet automne sont estimées à 50 %. Si jamais le phénomène se développe plus rapidement que prévu, il pourrait influencer le printemps également.

    EN VIDÉO : EXPLICATIONS SUR LE CONTEXTE OCÉANIQUE:

    L’hiver se classe dans le Top 5 des plus chauds au Québec

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