Le mois de mai déçoit 1 fois sur 2 : est-ce que sera le cas en 2026?

Vos attentes sont hautes pour le mois de mai, après ce début de printemps dans l’ensemble assez gris et frisquet? Eh bien, saviez-vous que, règle générale, mai est souvent le plus décevant des trois mois printaniers, dans le sud du Québec? Reste à savoir si cette année s’annonce pour être une exception… Explications.

En bref :

  • Dans le sud du Québec, quand mars et avril sont décevants, mai a souvent tendance à les imiter;

  • Les bascules de températures sont fréquentes en mai à Montréal;

  • Mai 2025 a été particulièrement gris;

  • Un retard en termes de douceur et de chaleur durables pour l’instant cette saison.

À la rescousse du printemps

Avant toute chose, n’oublions pas que mai est un mois dit de « transition ». En effet, c’est à lui que revient la tâche d’ouvrir tranquillement la porte sur l’été, s’éloignant ainsi du printemps que mars et avril se sont permis de bien établir. Mais bon, mettre tous ces espoirs sur le mois de mai, ça peut s’avérer lourd à porter… D’ailleurs, dans le sud de la province, quand mars et avril sont décevants, mai peine à rehausser la réputation du joli printemps que le Québec peut connaître. Dans une telle situation, mai est parvenu à sauver la mise seulement 4 fois sur 9 depuis 1980.

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« Généralement, moins d’une fois sur deux mai réussit à renverser la tendance et à sauver la saison, et ce, autant avant 1980 qu’après », observe Patrick Duplessis, météorologue.

Zoom sur le mois de mai en ville

Attardons-nous un peu aux bascules de températures, c’est-à-dire d’importantes variations de températures qui peuvent faire en sorte que la chaleur a de la difficulté à s’installer. Du côté de Montréal, depuis 2010 on peut observer 7 cas sur 9 où, quand mars et avril sont changeants, la tendance se poursuit en mai.

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Puis, si on scrute à la loupe 30 printemps particulièrement décevants à Montréal, on peut voir que dans 12 des cas, c’est mai qui a été le mois le moins réjouissant du trio printanier.

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De l’espoir pour l’édition 2026?

Si votre mémoire est courte, on se doit de vous rappeler, même si ça ne nous fait pas plaisir, qu’en 2025, le mois de mai a été le « pire » parmi l’habituel trio printanier. « L’an dernier, à Montréal le printemps a été très changeant, avec de nombreuses bascules de températures. Il y a eu aussi beaucoup de nuages en mai. Ainsi, ça ajoute du poids à sa réputation et au fait que non, mai ne parvient normalement pas à sauver le printemps », souligne le météorologue. Précisément, à Montréal l’ensoleillement pour mai a fait piètre figure avec 149 h pour tout le mois (en 2025), en comparaison avec sa normale de 229 h.

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À noter que dans notre analyse préliminaire de l’été, les températures s’annoncent sous les normales saisonnières pour mai et juin. « On ne s’attend pas à un mois de mai particulièrement à saveur estivale, cette année », ajoute Patrick Duplessis. Ajoutons à cela que c’est normalement en mai que surviennent les premiers 20° durables de la saison. Pour l’instant, Montréal n’a pas encore eu droit à des 15° durables, pire ni même des 10° durables. La métropole enregistre donc un retard, à ce niveau. Si ce n’est pas une indication un peu pessimiste de l’allure de mai, on ne sait pas ce que c’est! Mais croisons-nous tout de même les doigts…

Avec la collaboration de Patrick Duplessis, météorologue.

À VOIR : La suite du printemps testera notre patience