Printemps : la suite ne sera pas mieux

La première moitié du printemps météorologique a offert son lot de contrastes à travers le Québec. Malheureusement pour ceux qui ont hâte à la chaleur durable, la deuxième portion de la saison s'annonce tout aussi instable.

En bref :

  • Une première moitié de printemps marquée par un froid intense dans le nord; plus près des normales dans le sud;

  • Des précipitations abondantes – neige et pluie – presque partout depuis le 1er mars;

  • Les fréquentes bascules de température devraient se poursuivre, retardant l'installation durable du beau temps.

Une première moitié contrastée, mais arrosée

Le bilan des 45 premiers jours du printemps météorologique, s'étirant du 1er mars au 15 avril, révèle un Québec coupé en deux, du moins pour ce qui est des températures. Dans le sud de la province, les températures se sont maintenues près ou légèrement au-dessus des normales, affichant notamment une anomalie de +1,5 °C pour Sherbrooke et de +0,5 °C pour Montréal. Dans le nord, l’hiver s’est accroché. Chibougamau et Sept-Îles ont d'ailleurs enregistré des anomalies de 4 °C sous les normales, un écart très important.

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La période a été très active au chapitre des précipitations. Presque toutes les régions ont reçu plus d’eau – que ce soit sous forme de neige ou de pluie – qu'à l'habitude, Val-d'Or trônant au sommet en recevant presque deux fois sa normale (195 %). L'est de la province fait figure d'exception : seule la ville de Gaspé s'en tire avec un bilan déficitaire de précipitations à 85 % de la normale.

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Des montagnes russes météorologiques

Ce début de saison a été marqué par des variations thermiques fréquentes. Ces bascules de température, définies par des contrastes de plus ou moins 5 °C d’un jour à l’autre, ont largement dépassé les normales. À Montréal, par exemple, on a recensé 20 de ces mouvements de yo-yo depuis le 1er mars, comparativement à une moyenne de 12 pour cette même période.

printemps en dents de scie

La chaleur durable se fera attendre

Ceux qui espèrent ranger leurs manteaux et sortir les bermudas rapidement devraient modérer leurs attentes. Nos météorologues ne voient pas s’installer de séquence soutenue de temps chaud dans la seconde moitié du printemps.

« Le mercure de la première moitié a évolué en dents de scie, et on prévoit que ça devrait être la même chose jusqu'à la fin mai », indique le météorologue Nicolas Lessard. « Oui, on va avoir des petites impulsions de chaleur par moments [comme vendredi et samedi cette semaine], mais de manière durable, pas vraiment. »

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