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Aperçu de l'été : une chaleur plus modeste au Québec


Joey Olivier
Chef contenu éditorial - MétéoMédia

Lundi 29 juin 2015 à 8 h 27 - L’histoire de l’été 2015 au Québec ne sera pas celle de la chaleur intense et des canicules. MétéoMédia prévoit des températures généralement sous les moyennes pour l’ensemble des régions cet été. Au chapitre des précipitations, on prévoit une saison dans les normales, à l’exception de quelques secteurs dans le nord de la province.

« L’intensification du phénomène El Niño et la température des eaux du Pacifique, à l’ouest de la Colombie-Britannique, sont des facteurs majeurs dans cet aperçu. On prévoit un été comparable à celui de 2014, où les températures avaient été plus élevées que la moyenne durant la première partie (1er juin au 15 juillet) pour ensuite redescendre (16 juillet au 31 août) », explique Marie-Josée Grégoire, chef météorologue à MétéoMédia.

Soulignons que notre aperçu saisonnier fait référence à l’été météorologique, qui s’étend du 1er juin au 31 août.

Peu favorable aux canicules et à la chaleur extrême

Rassurez-vous, une prévision « sous les normales » au chapitre des températures ne signifie pas que l’été sera désagréable ou que les week-ends seront moches. Il s’agit d’une tendance globale sur trois mois.

Les températures resteront estivales, mais le patron météo actuel démontre que les canicules et vagues de chaleur intense seront plus limitées cette année.

« Le nombre de jours où les températures atteindront 30 °C devrait être sous la moyenne (moyenne de 8 jours à Montréal) », dit Marie-Josée Grégoire. Les gens qui préfèrent la chaleur plus « normale » pour pratiquer des activités extérieures risquent d’aimer cette période estivale plus confortable.

Similaire à l’été 2014

Le scénario de l’été 2015 sera similaire à celui de 2014. La première moitié de la saison avait été plus chaude que la normale. Les températures ont été 1 °C supérieur à la moyenne de saison du 1er juin au 15 juillet 2014.

Cet élan a cependant décliné en deuxième portion de l’été (16 juillet au 31 août 2014) et les villes de Montréal, Québec et Sherbrooke ont terminé à égalité avec leurs moyennes de saison (moyenne de 25 °C à Gatineau et Montréal, 24 °C à Sherbrooke et Québec).

Chaleur altérée par les sols humides

Un autre facteur qui limitera les poussées de chaleur vers le Québec est la situation actuelle dans le sud des États-Unis. « Les masses d’air chaud en provenance du sud des États-Unis seront altérées par l’évaporation des sols humidifiés par les précipitations abondantes des dernières semaines, notamment au Texas », commente notre météorologue. Donc, on s’attend à ce que les masses d’air soient moins chaudes qu’à l’habitude.

Précipitations : normales avec un bémol

On prévoit un été avec des précipitations dans les normales pour la majorité des villes du Québec. L’allure des précipitations est cependant plus difficile à prévoir.

« Par exemple, on peut recevoir 40 mm lors d’un orage ou durant trois jours de pluie soutenue. Finalement, ce sont les statistiques mensuelles qui sont considérées dans le calcul », ajoute Marie-Josée Grégoire.

Les probabilités de voir davantage de pluie dans la zone située de Matagami à Fermont sont cependant plus élevées en raison des conditions atmosphériques actuelles.

Canada : chaleur en Colombie-Britannique

Ailleurs au Canada, le point chaud se situera dans l’ouest du pays, où on prévoit des températures au-dessus de la moyenne en Colombie-Britannique. On explique cette situation par le « Blob », soit une concentration d’eau plus chaude que la normale dans l’océan Pacifique.

Un impact indirect de cette dynamique est qu’elle engendre une déviation des vents dominants en haute altitude (courant-jet). Il se forme alors un crétage qui favorise la montée d’air chaud dans l’ouest du pays, mais en contrepartie, un creux favorise la descente d’air froid vers l’est du Canada. C’est d’ailleurs la raison expliquant pourquoi le vortex polaire s’est approché du Québec lors des deux derniers hivers froids.

Ontario et Maritimes

Du côté de l’Ontario, l’aperçu est le même qu’au Québec, avec des températures sous les normales et des précipitations dans les normales. Dans l’est du Canada, on prévoit des températures et des précipitations dans les normales dans les Maritimes et au sud de Terre-Neuve-Labrador.

Saison des ouragans calme

Du côté de l’Atlantique, le contexte météo sera peu favorable au développement des ouragans, surtout en raison des impacts d’El Niño. Le réchauffement de l’eau de surface dans le Pacifique engendre davantage d’air sec de l’autre côté, dans le bassin Atlantique. La circulation atmosphérique est alors moins favorable au développement des ouragans dans un contexte El Niño.

El Niño : l’enjeu de 2015

En date du 14 mai, la NOAA a confirmé que l’intensité du phénomène est passée de « faible » à « modérée ».

L’enjeu des prochains mois réside autour du fait que le phénomène a atteint un stade de développement plus avancé qu’à l’habitude. Ceci mettrait donc la table pour un El Niño fort en 2015.

Pour évaluer son impact au Canada, les météorologues de MétéoMédia ont analysé des années comparables, dont 1997 et 1982, où El Niño a atteint un stade de forte intensité.

Une tendance de températures sous les normales s’est dégagée de ses années de référence dans l’est du Canada.

Le degré d’un El Niño (faible, modéré ou fort) est déterminé selon l’écart entre la température de l’eau et sa moyenne dans l'océan Pacifique.

Le degré d’un El Niño (faible, modéré ou fort) est déterminé selon l’écart entre la température de l’eau et sa moyenne dans l'océan Pacifique.

Près de la normale, au-dessus ou sous la normale ?

Dans notre aperçu, on utilise trois termes pour définir une tendance, soit « Au-dessus de la normale, Près de la normale et Sous la normale ». Ces indicatifs sont en fait des références à partir desquelles on peut se comparer avec la moyenne.

Dans une analyse, on considère une température au-dessus ou sous la normale si on prévoit un écart de 1 °C avec la moyenne. Au niveau des précipitations, l’écart considéré est de plus ou moins 30 % de quantités totales de précipitations par rapport à la normale.

Que nous réserve l’été? 

En étudiant les années qui ont présenté un climat similaire à 2015, on observe qu’un hiver et un printemps froids ne sont pas nécessairement annonciateurs d’un été froid et pluvieux. 

Ainsi, tout n’est pas joué. L’été est loin d’être compromis. 


Aperçu pour le Québec.

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