
Pleine lune d'octobre : la dernière de ce type cette année
La pleine lune d’octobre atteindra son plein éclat dans la nuit de dimanche à lundi. Pendant trois soirs, elle paraîtra pleine dans le ciel du Québec. Ce sera la dernière pleine lune régulière avant quelques super lunes.
En bref :
Pleine lune : lundi 26 octobre à 0 h 11 (nuit de dimanche à lundi);
Elle paraît pleine (plus de 98 %) du 24 au 27 octobre;
Distance de la Terre : 368 871 km, soit tout près du seuil d’une super lune;
Les deux prochaines pleines lunes, le 24 novembre et le 24 décembre, seront des super lunes.
Quand l’observer
Le moment exact de la pleine lune est lundi 26 octobre à 0 h 11. On parle donc de la nuit de dimanche à lundi. Comme elle va paraître pleine à plus de 98 % du 24 au 27 octobre, on peut en profiter plusieurs soirs, et ce pratiquement toute la nuit.

Tel que le tableau l’indique, la Lune se lève en fin d’après-midi, soit un peu avant le coucher du soleil. C’est le meilleur moment pour l’observer, car près de l’horizon, elle paraît plus grosse qu’en haut dans le ciel. Il s’agit d’une illusion d’optique, car elle garde la même taille toute la nuit, mais elle est spectaculaire à ce moment. Du côté de l’horizon est, il suffit de repérer un endroit dégagé, sans bâtiments ni grands arbres.

Pourquoi « lune du gel »?
Octobre est le mois où les premiers gels font leur apparition dans la majorité des régions du Québec. D’où le nom de lune du gel, ou lune des gelées. Ce surnom est d’origine anichinabé. La Lune n’a toutefois aucune action directe sur la température. Si on l’associe au froid, c’est parce qu’un ciel dégagé la nuit favorise le refroidissement près du sol. La chaleur accumulée dans la journée s’échappe plus facilement que sous un ciel nuageux qui agit comme un genre de couverture pour le sol durant la nuit . Quand pleine lune et gel coïncident, c’est donc en bonne partie une affaire de ciel dégagé. Plus la pleine lune survient tard en octobre, plus la probabilité de gel augmente, puisque les nuits sont plus longues et que le Soleil est plus faible. Cette année, avec une pleine lune le 26, le calendrier joue plutôt en faveur de sa réputation.

Tout près des moyennes
Les chiffres le confirment : dans la majorité des régions, le gel est déjà survenu à une date très proche de la moyenne. À Québec, il a eu lieu le 7 octobre, contre le 5 en moyenne. À Sherbrooke, c’est arrivé le 4 octobre alors que la moyenne est le 30 septembre, et à Gatineau ça s’est produit le 10 octobre, soit deux jours plus tard que la moyenne. Montréal fait exception : la date moyenne est le 17 octobre, mais aucun gel n’y a été observé en date du 23 octobre. Pourquoi « lune du chasseur », « des feuilles mortes » ou « des migrations »?
La pleine lune d’octobre porte plusieurs autres noms, qui renvoient tous à cette période de l’année. À la mi-automne, les feuilles tombent des arbres et plusieurs oiseaux migrent vers le sud. Une fois les récoltes terminées, la clarté de la Lune en début de soirée permettait traditionnellement aux chasseurs de s’activer après le coucher du soleil.

Place aux super lunes
La Lune ne tourne pas autour de la Terre en cercle parfait, mais sur une orbite légèrement ovale. Sa distance varie donc d’environ 356 500 km au point le plus proche (le périgée) à environ 406 700 km au point le plus éloigné (l’apogée). Quand la pleine lune coïncide avec le périgée, on parle de super lune. Elle paraît jusqu’à 14 % plus grande et environ 30 % plus lumineuse qu’une pleine lune à l’apogée, qu’on appelle micro lune. Lors de la pleine lune du 26 octobre, la Lune sera à 368 871 km de la Terre. Elle sera donc dans la zone intermédiaire, mais tout près du seuil de la super lune.
Il s’agit donc de la dernière pleine lune « ordinaire » avant la prochaine, le 24 novembre, qui sera une super lune. Celle du 24 décembre, la veille de Noël, sera la plus rapprochée de la Terre de toute l’année 2026.
Avec la collaboration de Nicolas Lessard, météorologue.
