Vous trouvez qu’il n’a pas fait assez chaud cet été? Lisez ceci

Si vous trouvez que l’été 2026 a été radin en matière de grandes chaleurs, cette donnée pourrait confirmer votre impression : la métropole a possiblement enregistré ses derniers 30 °C les plus hâtifs depuis plus de 30 ans.


En bref :

  • À moins d’un revirement improbable, les derniers 30 °C de l’été ont été atteints le 14 juillet;

  • Il faut remonter à 1992 pour un scénario comparable;

  • Aucun signal de forte chaleur ne pointe à l'horizon.

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Au Québec, le thermomètre a déjà franchi le seuil symbolique des 30 °C aussi tardivement qu'un 29 septembre (en 1959 à Montréal) ou même un 4 octobre (en 2023 à Gatineau). L’été 2026 est remarquable, mais pour une autre raison. À l’aéroport Montréal-Trudeau, la station météorologique de référence pour la métropole, le mercure n’a pas atteint ce cap depuis le 14 juillet (30,4 °C).

Il s'agirait donc des derniers 30 °C les plus précoces depuis 1992, une année exceptionnelle où le thermomètre n’a jamais atteint ce niveau. La plus haute température maximale de cet été-là avait d’ailleurs été recensée le 26 août, avec 29,6 °C.

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Un seuil purement symbolique

Le cap des 30 °C est somme toute arbitraire. Même si on n’a atteint ce seuil qu’à sept reprises en date du 28 août, la chaleur s'est tout de même fait sentir avec 23 journées oscillant entre 28 °C et 29,9 °C.

De plus, ces données ne concernent que la station de l’aéroport. D’autres stations ont pu atteindre les 30 °C plus tard, dont celle située au réservoir McTavish, au centre-ville, qui l’a fait le 5 août dernier.

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Peu d'espoir pour septembre

Avec la baisse saisonnière normale des températures, et avec l'absence de signaux météorologiques suggérant une nouvelle poussée d’air chaud, les chances de revoir des 30 °C s'amenuisent.

Cette statistique sur les derniers 30 °C enregistrés hâtivement à Montréal pourrait surprendre après un été où on a surtout parlé de canicules extrêmes observées ailleurs sur le globe, notamment en Europe. Malgré tout, si on regarde les températures moyennes, l’été météorologique 2026 (juin-juillet-août) aura tout de même été plus chaud que la normale à Montréal.

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Avec la collaboration de Nicolas Lessard, météorologue.

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