Un mois de juin qui a la tête à l’envers : voyez pourquoi

Il ne reste plus que quelques jours au mois de juin. Une réflexion peut nous venir en tête, quand on pense à juin 2026 : non mais, c’était quoi son problème? Sans farce, si vous trouvez que ce juin semble anormal, vous avez raison, du moins du point de vue du mercure. Pourra-t-il renverser cette tendance surprenante d’ici la fin du mois? Explications.

En bref :

  • Règle générale, la première moitié de juin a été plus chaude que la seconde, pour plusieurs secteurs du Québec;

  • Le creux en place sur la province est tenace;

  • Une crête prévoit venir prendre le relais dès le début de la semaine prochaine;

  • Le mercure dans le sud du Québec pourrait renverser la tendance, d’ici la fin du mois.

Un mois complètement, ou presque, débalancé

Quand on pense à un scénario dit « normal » d’une fin de printemps qui se dirige vers l’été, on suppose que le mercure de la seconde moitié du mois de juin a tendance à être plus chaud que celui de la première quinzaine. Eh bien, cette année juin est venu brasser les cartes! En effet, les températures sous les normales saisonnières, même si légèrement, en cette fin de mois ont de quoi surprendre un peu en comparaison avec la poussée de chaleur observée au début du mois dans le sud du Québec, notamment.

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Si on prend le cas de Montréal, par exemple : en prenant en compte les maximums quotidiens de juin jusqu’à maintenant, on peut voir que lors de la première moitié du mois, la température moyenne a été de 26,3°, pour un écart de 3,5° de plus avec la normale. En date du 24 juin (et en considérant les prévisions quotidiennes d’ici le 30 juin inclusivement), le mercure moyen serait de 23,9°, pour un écart de 1,7° de moins avec la normale.

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En zieutant les anomalies de températures sur un territoire plus étendu, on peut également observer que le scénario est similaire pour plusieurs autres secteurs du Québec.

Ah ce fameux creux!

Pour ce contexte plutôt particulier du début de la saison chaude (ou « qui devrait être chaude » dans le cas présent, diront certains), c’est le creux bien positionné sur le Québec qu’on doit pointer du doigt. « Il est venu installer ses quartiers sur la province autour du 15 juin. Depuis, il persiste en nous apportant des températures sous les normales saisonnières », explique Alexandra Giroux, météorologue.

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Un peu tard, mais on va le prendre

Cependant, il y a des chances que juin puisse se racheter dans le cœur de certaines personnes. Effectivement, une crête prévoit venir repousser ce creux persistent, au début de la semaine prochaine. Ainsi, le mercure devrait atteindre les normales saisonnières et même les dépasser pour les derniers jours du mois, oscillant près des 30° dans le sud de la province.

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En terminant, il y a une petite nuance importante à considérer. Malgré ces preuves à l’appui d’une première moitié de juin plus chaude que la seconde, en bout de ligne la température globale de juin, à Montréal, devrait terminer légèrement au-dessus de la normale saisonnière. Pourquoi? Les températures parfois assez chaudes de la première moitié de juin (la métropole a notamment eu droit à ses premiers ressentis de 30, 35 et 40 de l’année) suffisent à elles seules à faire monter la moyenne entière du mois. En prime : les nuits de ce mois de juin ont été plus douces que la normale (jusqu’à maintenant).

Avec la collaboration d'Alexandra Giroux, météorologue.

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