Saison des typhons : la cadence s’accélère
La saison des typhons roule à plein régime dans le Pacifique ouest, où trois systèmes nommés circulent en même temps et où les records de rapidité d'intensification s'accumulent. Tempête de détails.
En résumé :
le typhon Dolphin a touché terre en Chine avec des rafales de vent dépassant les 150 km/h;
-trois systèmes nommés évoluent simultanément et trois autres sont sous surveillance;
le bassin compte déjà 16 tempêtes nommées, contre une moyenne annuelle de 25,68.
Dolphin frappe l'est de la Chine
Le typhon Dolphin a touché terre dimanche sur la côte du Zhejiang. Les vents soutenus atteignaient environ 120 km/h, avec des rafales pouvant grimper jusqu'à 140 ou 150 km/h. Les images diffusées sur les réseaux sociaux sont impressionnantes : arbres couchés, rues inondées, transports paralysés. Le système devrait perdre progressivement de sa vigueur en s'enfonçant dans les terres, mais les pluies torrentielles resteront le principal danger.

Trois trajectoires, trois directions
Ce qui frappe cette semaine, c'est l'encombrement du bassin. Pendant que Dolphin poursuit sa route vers l'intérieur de la Chine, la tempête tropicale Peilou remonte vers le nord, tandis que Chan-hom vise plutôt l'ouest et devrait traverser le Japon. Trois autres zones de perturbations pourraient aussi se développer d'ici quelques jours.

Une saison qui pourrait se conclure au-dessus des normales
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 16 tempêtes nommées jusqu'ici, alors que la moyenne annuelle complète est de 25,68. « Le problème, c’est que le pic d'activité est à venir pour septembre. Donc les chiffres vont encore augmenter et possiblement dépasser la normale », précise le météorologue Bissem Boujnane. Sans oublier que l'énergie cyclonique disponible en ce moment se situe elle aussi au-dessus de la normale.

Des intensifications fulgurantes
Au-delà du nombre, c'est la vitesse qui étonne. Plusieurs systèmes sont passés de l'équivalent d'une catégorie 1 à une catégorie 3, 4 ou 5 en seulement 24 à 48 heures. Ces tempêtes conservent aussi leur intensité maximale plus longtemps qu'à l'habitude. Avec un bassin aussi chargé et des eaux anormalement chaudes, la surveillance restera de mise toute la semaine dans le Pacifique ouest.
Avec la collaboration de Bissem Boujnane, météorologue.
