Juin est en voie de passer à l’histoire pour les mauvaises raisons
Orage après orage, juin 2026 va se tailler une place dans un palmarès peu enviable. On sera plusieurs à se réjouir de son départ dans moins d’une semaine. Explications.
En bref :
Le mois de juin 2026 a été parmi les plus pluvieux de l’histoire au Québec;
Sept-Îles pourrait recevoir deux fois plus de pluie que lors d’un mois de juin normal;
Les inondations du 20 juin démontrent bien l’aspect localisé des orages;
D’autres accumulations devraient s’ajouter d’ici la fin du mois.
Un mois pluvieux
Personne ne sera surpris d’apprendre que ce mois de juin qui, heureusement, va se terminer dans moins d’une semaine, nous a arrosé plus généreusement que la normale. Ce qui peut étonner cependant, c’est le niveau de dépassement des chiffres moyens qui pour certains endroits atteignent presque le double, et l’écart des accumulations de pluie selon la région, voire le quartier.

Près du double
À moins d’une semaine de la fin du mois, la plupart des villes du Québec ont déjà dépassé les quantités de pluie moyennes pour tout le mois. Québec, Val-d’Or et Chibougamau sont parmi les rares exceptions. Sherbrooke, Saguenay et Montréal ont déjà reçu respectivement 55%, 60% et 65% plus de pluie depuis le début du mois que lors de tout un mois de juin normal. À Sept-Îles, c’est 95% de plus que la normale. On pourrait donc y recevoir deux fois plus de pluie que lors d’un mois de juin moyen.

Et c'est pas fini...
Ces chiffres placent quelques villes très haut dans le palmarès des mois de juin les plus arrosés de l’histoire. Dans le cas de Saguenay, juin 2026 se classe au 11e rang, à Montréal on parle du 6e rang, et à Sept-Îles, juin 2026 a été le 5e mois de juin le plus pluvieux de l’histoire. Et on rappelle que malgré que l’on attende peu de pluie d’ici le 1er juillet, le mois n’est pas terminé, et ces rangs pourraient changer.

Deux cavaliers seuls
Val-d’Or et Chibougamau font cependant bande à part. Val-d’Or notamment a reçu 40% moins de pluie que lors d’un mois de juin normal, alors qu’à Chibougamau, on parle d’un déficit de 15% par rapport à la moyenne. C’est pourquoi les secteurs au nord de ces villes sont sous haute surveillance par la SOPFEU qui évalue à extrême le risque de feu de forêt dans cette partie de la zone nordique.

Des écarts gigantesques
L’épisode d’orages du 20 juin dernier vaut à lui seul un coup d'œil. Il illustre très bien le caractère localisé et très difficile à prévoir des orages estivaux. Dans l’ouest de l’île de Montréal, et dans un corridor allant jusqu'en Montérégie, il est tombé jusqu’à 150 mm de pluie lors de cette seule journée. Pourtant, au centre-ville de Montréal, soit à moins de 15 km de là, on observait 18 mm de pluie, soit une journée pluvieuse, mais vraiment pas exceptionnelle.
Question d'être préparé
Une situation qui démontre bien que lors d’orages, les quantités de pluie sont très difficiles à prévoir avec précision, et que les prévisions, veille ou alerte d’orages, surtout quand on parle d’orages potentiellement violents, ne sont jamais à prendre à la légère.
Avec la collaboration de Kevin Cloutier, météorologue.
