La pire éruption solaire de l'Histoire vient d'être révélée

Des scientifiques ont trouvé des preuves d'une énorme éruption de rayonnement solaire qui a frappé la Terre il y a plus de 2 000 ans. Le résultat a des implications importantes pour le présent, car les tempêtes solaires peuvent gravement perturber la technologie moderne.

L’équipe a découvert dans des carottes de glace du Groenland que la Terre avait été bombardée de particules de protons solaires en 660 avant notre ère. L’événement était environ dix fois plus puissant que ceux répertoriés depuis le début des enregistrements instrumentaux modernes, il y a une soixantaine d’années. La panne d’électricité majeure de mars 1989 au Québec (neuf heures d’interruption pour six millions de personnes, pour un coût de deux milliards de dollars) à cause d'une tempête géomagnétique paraîtrait ainsi minime…

PEU DE RISQUE SUR LA SANTÉ, MAIS UNE PARALYSIE CATASTROPHIQUE DE NOTRE MONDE CONNECTÉ

Le Soleil émet périodiquement d’énormes explosions de particules chargées et d’autres rayonnements qui peuvent se déplacer vers la Terre. La dernière comparable à celle mise en évidence au Groenland date de l’an 774. Il est impossible de prédire quand aura lieu le prochain événement de cette ampleur, qui représente l'un des pires cauchemars pour nos sociétés actuelles dépendantes de la technologie. À l'ère moderne, lorsque ces particules de haute énergie entrent en collision avec la Terre, elles peuvent neutraliser les composants électroniques. Panne d’électricité généralisée, satellites endommagés, accès à Internet interrompu, téléphones cellulaires et GPS hors service : selon le Comité d’études spatiales américain, les répercussions pourraient se faire sentir pendant des années et coûteraient des milliers de milliards de dollars.

D’un point de vue sanitaire, si la plupart des humains étaient protégés par le bouclier atmosphérique, le rayonnement pourrait cependant poser un risque pour la santé des astronautes. Les passagers et les membres d'équipage des aéronefs commerciaux volant à haute altitude et à proximité des pôles, comme sur les routes transatlantiques, pourraient recevoir des doses de rayonnement accrues, bien que cela dépende de nombreuses variables.

Source : PNAS

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