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La Niña pourrait avoir des impacts sur notre été. Explications ici.

vendredi, 19 juin 2020 à 15:40 - Tout indique que cette saison serait ponctuée par une arrivée de la Niña, une anomalie froide dans les eaux de surface de l'océan Pacifique. Le Québec pourrait en subir les impacts, et la saison des ouragans pourrait s'en trouver bonifiée.


Les anomalies de températures dans l’océan Pacifique, soit la différence entre la température observée et la normale, est un important facteur à surveiller d’une saison à l’autre. Ce dernier peut effectivement avoir des impacts variés partout à travers le globe à cause de son influence sur le patron météorologique. La saison des ouragans, par exemple, ou la saison estivale au Québec peuvent en faire les frais.

Depuis le début du mois d'avril, la température des eaux un peu plus en profondeur se sont refroidies, avec un sommet atteint en début mai. Cette anomalie a cependant faibli depuis la fin mai. De plus, au cours des deux derniers mois, elle s'est étendue d'est en ouest dans l'océan Pacifique.

Une anomalie froide se distingue actuellement dans les eaux de surface de l’océan Pacifique, juste à côté de l’Amérique du Sud. Cela laisse présager l’arrivée de La Niña. À l’inverse, El Niño serait plutôt caractérisé par une anomalie chaude dans cette zone du Pacifique.

À l’heure actuelle, cette zone du Pacifique, que l’on appelle ENSO, est en phase « neutre froide ». Elle est donc légèrement sous les normales, d’après les dernières données de la NOAA publiées le 15 juin dernier. La région 3.4, soit la région principale qui détermine la phase actuelle, s'est retrouvée avec une anomalie située entre -0,2 °C et -0.6 °C au cours des derniers jours.

probabilité la nina neutre el nino

Pour le moment, tout indique que La Niña s’inviterait dans les eaux de l’océan Pacifique, et cela aurait des impacts sur notre atmosphère. C’est, du moins, ce que suggère la dernière mise à jour réalisée par l’Université Columbia, dans l’état de New-York.

Alors que des conditions neutres froides devraient perdurer au cours de l'été , il y a maintenant autant de chance d'avoir La Niña ou de rester neutre dès le début de l'automne. Les chances de voir apparaître El Niño sont toutefois nulles pour la même période.

Une saison des ouragans potentiellement très active

L’ENSO a des impacts sur l’activité tropicale dans les océans Atlantique et Pacifique en raison de son interaction avec l’atmosphère. En général, pendant les années El Niño, la configuration des vents est modifiée de telle sorte que le cisaillement des vents (changement de direction ou de la force des vents avec la hauteur) est plus fort dans le bassin Atlantique.

comparaison ouragans pacifique atlantiques

C’est l’inverse qui se produit durant La Niña. Un fort cisaillement des vents empêche le développement des ouragans. Donc, un plus grand nombre de tempêtes et d’ouragans est possible durant La Niña.

Le pic de la saison qui se retrouve d'août à octobre a vu ces chances de voir LA NINA augmenter avec maintenant 46% contre 30% lors des prévision à la fin mai. La Nina se retrouve donc coude à coude avec des conditions plus neutres, mais froides, avec des prévisions frôlant les 48 %.

comparaison pic ouragans

Un fait intéressant observé au cours des années neutres ENSO, d’après les données de la NOAA, est que le nombre de tempêtes nommées et d'ouragans est similaire à celui des années La Niña de 1995 à 2016.

Cette saison pourrait donc être très active.

Et au Québec ?

La Niña a un impact indirect sur le Québec. Toutefois, si l’événement devait se produire plus tôt, la chaleur située au sud-ouest glisserait vers l’est, au sud des Grands Lacs. La Belle Province connaîtrait, en effet, un été plus chaud.

Une telle transition d’un événement El Niño faible vers La Niña s’est produite en 2005. Cette année-là, le Québec a connu son troisième été le plus chaud. Il y a quatre ans, en 2016, une dérive semblable vers La Niña s’est également produite. Qui plus est, la comparaison paraît juste : un hiver doux et un printemps dans la normale ont précédé un été très chaud, le plus chaud jamais observé. En 2016, le Québec a vu 33 jours de pluie (moyenne de 38), 17 journées avec un maximum de 30 °C ou supérieur (moyenne de 11) et 67 belles journées (moyenne de 54).


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