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Cette annuelle produit de très belles fleurs, mais plusieurs problèmes se cachent derrière cette beauté.
REPORTAGE - PLANTES ENVAHISSANTES

Une belle plante près de vous cache un terrible défaut

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Joey Olivier
Rédacteur Web - MétéoMédia

Mardi 18 juillet 2017 à 1 h 36 - L’impatiente glanduleuse est un « cadeau » de l’Inde. Cette plante -également connue sous le nom d’Impatiente de l’Himalaya- a été introduite au Québec vers 1939. Ironiquement, cette annuelle produit de très belles fleurs, mais plusieurs problèmes se cachent derrière cette beauté. Son principal défaut est qu’elle provoque une érosion des berges.


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« Elle a été introduite à des fins horticoles, mais elle est très envahissante. Un individu va produire des centaines ou même des milliers de graines qui vont se disséminer rapidement », explique Claude Lavoie, biologiste et professeur à l’Université Laval. Les milieux riverains sont ceux qui souffrent le plus de la prolifération fulgurante de cette espèce.

Selon le biologiste, la densité de tiges peut atteindre de 40 à 200 tiges au mètre carré. Ceci fait en sorte qu’un ruisseau peut se retrouver complètement envahi par l’impatiente, et ce, sur une courte période. Le milieu scientifique n’a pas encore une connaissance précise de sa répartition sur le territoire québécois. « Mais elle a le potentiel d’occuper tout le sud du Québec. C’est une plante qui est assez tolérante au froid », ajoute-t-il.

Il est assez « facile » d’éradiquer une petite zone de cette plante, mais une opération massive reste une tâche difficile qui doit se faire méthodiquement. « Les résultats des recherches ont toutefois montré que les campagnes d’arrachage manuel sont particulièrement efficaces, car il s’agit d’une plante qui se déracine très facilement », spécifie Claude Lavoie.

Les coûts pour une opération d’éradication sont cependant élevés. On parle d’environ 24 000 $ pour éradiquer 1 km de ruisseau. Un facteur d’érosion L’impatiente cause de l’érosion riveraine importante puisqu’il s’agit d’une annuelle qui meurt à l’automne. Les berges se retrouvent donc à découvert et sans aucune protection végétale. Résultat, le sol devient extrêmement vulnérable à une détérioration précoce.

En Suisse, on a estimé les pertes de sol à environ 2 300 tonnes par hectare de bande riveraine par année. Au Québec, l’impact négatif pourrait être pire en raison des glaces. « Tout laisse croire que les ruisseaux, les rivières ou les berges envahis seraient davantage érodés lors des crues printanières », commente Claude Lavoie.

Bien adaptée au froid Cette espèce s’adapte très bien au climat aride du Québec puisque les graines survivent durant l’hiver et elle est également en mesure de survivre à la chaleur plus intense en été.

Dans un contexte de changements climatiques, il ne serait pas étonnant de voir une expansion progressive vers les villes plus au nord de la province.

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