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Le pire séisme de l’histoire du Québec. Le voici.


Théodore Doucet
Rédacteur - MétéoMédia

Lundi 5 février 2018 à 12 h 10 - Le 5 février 1663, le tremblement de terre le plus puissant de l’histoire du Québec (à l’époque la Nouvelle-France) déclenchait plusieurs glissements de terrain et affaissements souterrains, il était ressenti sur tout l’est de l’Amérique du Nord, et faisait baisser la consommation… d’alcool.


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Aussi surprenant que cela puisse paraître, personne n’a succombé à la catastrophe. C’est du moins ce qui ressort des témoignages de l’époque, lorsque seuls les missionnaires de Québec, Trois-Rivières et Montréal étaient en mesure de relater les événements par écrit.

Le Saint-Laurent devenu « tout blanchâtre »

Voici ce que le père Hiérosme Lallemand livrait comme portrait de la situation, dans les Relations avec les Jésuites du Canada :

« Ce fut le cinquième jour de février 1663, sur les cinq heures et demie du soir, qu’un grand bruissement s’entendit en même temps dans toute l’étendue du Canada. Ce grand bruissement qui paraissait comme si le feu eût été dans les maisons en fit sortir tout le monde, pour fuir un incendie si inopiné; mais au lieu de voir la fumée et la flamme, on fut bien surpris de voir les murailles se balancer et toutes les pierres se remuer, comme si elles se fussent détachées; les toits semblaient se courber en bas d’un côté, puis se renverser de l’autre; les cloches sonnaient d’elles-mêmes; les poutres, les soliveaux [ pièces de charpente, NDLR] et les planchers craquaient; la terre bondissait, faisant danser les pieux des palissades d’une façon qui ne paraissait pas croyable, si nous ne l’eussions vue en divers endroits.

Pendant ce débris général qui se faisait sur terre, des glaces épaisses de cinq et six pieds se fracassaient, sautant en morceaux et s’ouvrant en divers endroits d’où s’évaporaient ou de grosses fumées ou des jets de boue et de sable qui montaient fort haut dans l’air; nos fontaines ou ne coulaient plus ou n’avaient plus que des eaux ensoufrées; les rivières ou se sont perdues ou ont été toutes corrompues, les eaux devenant jaunes, les autres rouges; et notre grand fleuve de Saint-Laurent parut tout blanchâtre jusque vers Tadoussac, prodige bien étonnant et capable de surprendre ceux qui savent la quantité d’eau que ce gros fleuve roule au-dessous de l’Isle d’Orléans… »

Une secousse ressentie jusqu’en Nouvelle-Angleterre

Le tremblement de terre a frappé si fort que des glissements de terrain ont modifié les paysages, des Escoumins (Côte-Nord) jusqu’au Saguenay, en passant par la vallée du Saint-Laurent. À partir des dommages constatés à l’époque - et pour certains encore visibles – ainsi que des différents témoignages, il a été estimé à une magnitude 7, avec Charlevoix pour épicentre. La secousse, qui aurait duré plusieurs minutes, a été ressentie jusqu'en Nouvelle-Angleterre.

Baignés dans l’interprétation religieuse, les colons et les autorités ont perçu ce séisme comme une punition divine, liée aux excès de la consommation d’alcool. Mardi Gras, une fête d’habitude très arrosée, devait se dérouler le lendemain. Il n’en fallait pas plus pour établir un lien. En conséquence, jamais la population n’aurait été aussi pieuse qu’après le tremblement de Charlevoix, selon certains écrits.

La zone sismique de Charlevoix, qui s’étend jusqu’à Kamouraska, est encore aujourd’hui la plus active dans la province. On y enregistre « entre 200 et 250 secousses chaque année, dont cinq sont perceptibles par les résidents, en moyenne », explique Maurice Lamontagne, sismologue à la Commission géologique du Canada. Sous la surface, toute une série de failles s’agite au fil du temps.

Une nouvelle grande secousse ? « Possible »

Il arrive que des « magnitude 5 » surgissent, une fois tous les 35 ans environ. « Depuis 1663 inclus, le Québec a connu cinq séismes de magnitude 6 et plus, ajoute Maurice Lamontagne. » De quoi craindre un prochain événement ? « C’est de l’ordre du possible, mais ce n’est pas souhaitable. Une telle secousse serait potentiellement catastrophique », étant donné le bassin de population largement plus fourni qu’à l’époque.

Sources : Séismes Canada | Relations des Jésuites

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