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Ouragan : devrons-nous parler bientôt de catégorie 6 ?


Jeudi 11 octobre 2018 à 16 h 36 - Les ouragans de catégorie 6 n’existent pas. Ou en tout cas pas encore. Mais le fait que les océans se réchauffent combiné à une atmosphère de plus en plus humide augmentent la probabilité de futurs ouragans apocalyptiques, capables de nous faire redéfinir l'échelle des ouragans de Saffir-Simpson, établie en 1969.


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Le niveau actuel le plus élevé, la catégorie 5, concerne aujourd’hui les systèmes dont les vents soutenus atteignent ou dépassent 252 km/h. C'est clair, précis. Chaque catégorie est séparée par des différences de vents compris entre 30 et 42 km/h d'un niveau à l'autre. À l'époque où ce classement a été établi, la probabilité que des ouragans développent des vents supérieurs à 300 km/h était faible, beaucoup moins aujourd'hui. En 2015, Patricia avait développé des vents soutenus jusqu'à 345 km/h près des côtes ouest du Mexique, soit près de 100 km/h de plus que ce qui est requis pour intégrer la catégorie maximale.

C'est à la suite de ce monstre, le deuxième le plus puissant de l'histoire au niveau mondial, que Jeff Masters, un des météorologues les plus renommés en Amérique, a pour la première fois proposé la création d'un sixième échelon. C'était en 2016. Deux ans après, cette suggestion a laissé place à de nombreux débats au sein des spécialistes.

Nous avons d'un côté ceux qui voudraient suivre cette voie. Les changements climatiques tendent à ce que les ouragans emmagasinent plus de chaleur et d'humidité qu'auparavant, donc plus d'énergie, qui se traduit notamment par des vents plus puissants.

Pour illustrer cette tendance, le meilleur exemple reste la saison des ouragans de l’Atlantique de 2017. Que ce soit pour les cas d’Harvey, d’Irma ou de Maria, le problème réside dans un facteur commun : la température de l’eau de l'Atantique, de 2 à 4 °C supérieure aux moyennes que l'on rencontre à la fin de l'été/début de l'automne. 

Du côté des sceptiques, l'idée principale réside selon eux dans le manque de pertinence de la création d'une catégorie 6. Les personnes devraient déjà être très préoccupés lorsque l'échelle 5 est atteinte. D'autres aimeraient que l'on ne se limite pas aux chiffres de catégorie, mais plus sur les conséquences qu'apportent les ouragans. En effet, les précipitations et les marées de tempête sont des facteurs de dévastation que l'on ne peut occulter car responsables de nombreux décès.

Ces facteurs ne sont pourtant pas indiqués par l'échelle de Saffir-Simpson. Les inondations subies dans les Carolines le mois dernier ont été issues de Florence, qui a touché terre en catégorie 1. ou encore celles développées par le passage de Harvey, en août 2017 au Texas sont là pour le prouver.

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