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Lutte pour le climat : 3 faits qui découragent


Théodore Doucet
Rédacteur - MétéoMédia

Lundi 3 décembre 2018 à 11 h 01 - Concentration record en CO2, chaleurs extrêmes, recul des glaces : les derniers indicateurs du réchauffement montrent l’accélération d’un phénomène planétaire et démontrent l’urgence d'agir.


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La COP 24 s'est ouverte dimanche à Katowice, en Pologne : les 200 États participants vont tenter une fois de plus de s'accorder sur la marche à suivre pour juguler le réchauffement climatique. Et ce, malgré de nombreux constats d'échec.

DIX ANS AVANT QUE CE NE SOIT TROP TARD

Au cours des 22 dernières années, vingt font partie des plus chaudes jamais enregistrées (soit depuis 168 ans), rappelait en fin de semaine dernière l'Organisation météorologique mondiale (OMM). La température de la Terre se situe ces derniers mois autour de 1 °C au-dessus des valeurs de l'époque préindustrielle. Dans le même temps, la concentration de CO2 dans l'atmosphère a atteint 405 parties par million (ppm), soit le niveau le plus élevé depuis au moins 800 000 ans, toujours selon l'OMM. Avec une telle production de gaz à effet de serre (le CO2 n'est pas le seul de ces gaz), l'ambition de limiter le réchauffement climatique à 2 °C d'ici 2100, engagement pris en 2015 lors de l'Accord de Paris sur le climat, s'éloigne chaque année un peu plus.

« La science montre clairement que nous avons seulement une décennie pour juguler les émissions de gaz à effet de serre », a lancé en guise d'ultimatum Johan Rockströem, expert climatique du Potsdam Institute for Climate Impact Research (PIK), avant l'ouverture de la COP 24.

LES EFFORTS DE RÉDUCTION DES ÉMISSIONS DOIVENT TRIPLER

La faisabilité technique de limiter les émissions de gaz à effet de serre sont là, mais la volonté politique pêche. Malgré la ratification de ce fameux Accord de Paris par une grande majorité des pays, les contributions nationales actuelles nous mènent sur une trajectoire de réchauffement de 3,2 °C d'ici la fin du siècle. D'après l'« Emission Gap Report » publié par l'organe environnemental de l'ONU le 27 novembre dernier, les États du monde entier doivent multiplier par trois leurs ambitions affichées d'ici 2030 pour maintenir l'augmentation des températures sous 2 °C. Pire, il faudrait quintupler les efforts pour parvenir à la limiter à 1,5 °C. Les gouvernements, que ce soit le canadien ou d'autres, ont déjà du mal à suivre leur calendrier écologique. Le contexte géopolitique n'aide pas non plus : Donald Trump a réitéré la semaine dernière encore, lors du G20, sa volonté de retirer les États-Unis du pacte climatique, tandis que son alter ego brésilien, Jair Bolsonaro, semble déterminé à suivre la même voix.

LES PAYS INDUSTRIALISÉS N'AIDENT PAS LES PLUS PAUVRES

Il y a près de dix ans, les Nations unies créaient le Fonds vert pour le climat, un mécanisme financier qui incite des transferts de fonds des pays les plus avancés à destination des pays les plus vulnérables afin que ces derniers mettent en place des mesures pour combattre les effets des changements climatiques. Les pays développés s'engageaient à rassembler 100 milliards de dollars US chaque année jusqu'en 2020. Jamais cet objectif n'a été atteint. Nous étions encore loin du compte en 2017 avec 56,7 milliards de dollars versés.

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