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Filmée en 2008 pendant la réalisation d'un documentaire, cette scène a été reconnue comme étant la plus grande rupture de glace capturée par un objectif.

Les glaciers canadiens fondent dix fois plus vite qu’en 2005

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Théodore Doucet
Rédacteur - MétéoMédia

Jeudi 16 février 2017 à 17 h 32 - Une équipe de glaciologues de l’université de Californie à Irvine a révélé que la fonte de la glace canadienne est un des plus grands facteurs de la montée du niveau de la mer.


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L’étude publiée dans le journal Environmental Research Letters affirme que le réchauffement climatique a multiplié par dix la vitesse de la fonte des glaciers arctiques canadiens : les masses gelées des îles de la Reine-Élisabeth, au nord du Nunavut et des Territoires du Nord-Ouest, avaient perdu trois gigatonnes (une gigatonne équivaut à un milliard de tonnes) de glace en 2005. En 2015, ce volume était monté à 30 gigatonnes ! Une preuve spectaculaire de l’impact de plus en plus visible du réchauffement planétaire. 

Commencée en 1991, cette recherche est la première à avoir analysé la calotte glaciaire sur le long terme. Les scientifiques ont aussi remarqué un changement radical des zones affectées par la fonte. Du début de l’étude à 2005, la glace disparaissait presque autant dans la partie émergée (48 %) que sous l’océan (52 %). De 2005 à 2015, la fonte de la glace en surface occupait 90 % de la perte totale.

Vue aérienne de l'extrémité de la calotte glaciaire de Barnes (Nunavut), en mai 2015. Crédit : NASA / John Sontag.

Le territoire fédéral possède un quart de la totalité de la glace arctique, et une partie d’entre elle s’écoule dans l’océan Arctique, la baie de Baffin et le détroit de Nares. 

L’effondrement de la glace canadienne contribue ainsi pour une grande part à la montée du niveau de la mer. D’après le responsable de l’étude Romain Millan, « le ruissellement de l’eau de fonte est un facteur majeur de ces pertes de masse des champs de glace au cours des dernières années ». Et tant que l’Arctique continue de chauffer, la perte de glace, dans des zones telles que les îles de la Reine-Élisabeth, ne peut que s’intensifier.

Sources : TWN | Environmental Research Letters | Phys.org

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