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Les coulisses des aperçus saisonniers


Joey Olivier
Chef contenu éditorial - MétéoMédia

Dimanche 23 novembre 2014 à 13 h 57 - Avant le début de chaque saison, MétéoMédia dévoile son aperçu pour les trois mois à venir. Ces prévisions globales présentent les tendances climatiques pour les quatre saisons, à partir des températures et des précipitations.


Cliquez ici pour lire l'Aperçu de l’hiver 2014-2015.


Pour en arriver à une conclusion, plusieurs facteurs climatiques sont pris en compte.

« Par exemple, on observe le patron météo de la saison passée en lien avec les modèles numériques pour la saison suivante, et les oscillations océaniques. On compare ensuite les résultats avec les statistiques climatiques des 30 dernières années », explique Marie-Josée Grégoire, météorologue à MétéoMédia.

Tendance climatique globale

On ne peut donc pas comparer ces aperçus aux prévisions quotidiennes. « Le niveau de fiabilité et de précision est évidemment plus élevé dans le cas d’une prévision de 48 heures. Un aperçu de saison est une tendance plus générale qui doit être évaluée sur plusieurs mois », ajoute-t-elle.

C’est pour cette raison que les termes Sous les normales, Près des normales ou Au-dessus des normales sont utilisés pour qualifier les zones choisies. Pour réussir à modéliser un aperçu, des milliards de données sont traitées dans un super ordinateur.

Par exemple, pour l’hiver 2013-2014, on prévoyait un hiver « normal », c’est-à-dire avec des températures et des précipitations dans la moyenne pour le Québec. Un facteur a cependant modifié la donne en cours de route, soit le couvert de glace des Grands Lacs, en Ontario, qui a apporté plus d’air froid sur la province. D'autre part, une descente d’air arctique, communément appelé Vortex polaire, s’est étendue jusque dans le Midwest américain. Ces deux facteurs ont alors joué un rôle majeur dans le déroulement de notre hiver.

Quelques mois plus tard, MétéoMédia prévoyait un printemps tardif. Cette prévision s’est concrétisée, alors que les températures ont été sous les normales et les précipitations au-dessus de la moyenne.

Évaluer selon les moyennes

Chaque région du Québec possède ses moyennes de températures et de précipitations. Ces données sont prises en considération dans un aperçu. Par exemple, à Montréal, en juin, il tombe en moyenne 150 mm de pluie. S’il tombe dix épisodes de 15 mm de pluie, cela signifie qu’en moyenne, une journée sur trois aura été pluvieuse à Montréal, ce qui est dans la norme. Cependant, si dans le mois de juin, il ne tombe presque rien, et que la dernière journée il en tombe 150 mm, on aura connu une situation de sécheresse incroyable, suivi de ruissellement, d’inondations, mais pourtant, il sera tombé dans le mois de juin 150 mm, soit la quantité moyenne prévue.

En d’autres mots, il est possible que les précipitations tombent de manière extrême, mais qu’au final, les totaux rejoignent la normale.

Le même principe de moyenne s’applique aux prévisions de températures. Le mois de mars peut être très froid, le mois d’avril ordinaire, et le mois de mai très doux, mais l’ensemble des données saisonnières pour ces trois mois se situent dans la normale.

Règle générale, le niveau de fiabilité des aperçus d’automne et du printemps est plus faible, puisque ce sont des saisons de transition, donc, plus sujettes aux variations climatiques. En contrepartie, ceux de l’hiver et de l’été sont plus efficaces.

Dans un aperçu saisonnier, les prévisions de températures sont efficaces à 60 %, tandis que celles des précipitations le sont à 40 %.

Neige au sol au Canada

Dans un aperçu d’hiver, le couvert de neige au sol fait partie de l’équation scientifique. Une fois qu’il y a de la neige au sol au Canada, elle agit comme un climatiseur sur les masses d’air qui descendent de l’Arctique. Ceci a pour effet de refroidir davantage l’air.

« Si le couvert de neige au sol est déjà plus élevé que la moyenne au Canada, en novembre, les probabilités de voir des descentes d’air plus froid sont plus élevées », commente Marie-Josée Grégoire, chef météorologue à MétéoMédia.

L’inverse est aussi vrai, dans le cas où la couche de neige au sol est moins importante qu’à l’habitude.


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