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Explosion nucléaire : que se passe-t-il dans l’atmosphère ?

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Théodore Doucet
Rédacteur - MétéoMédia

Lundi 20 mars 2017 à 20 h 37 - Le gouvernement des États-Unis a déclassifié des centaines de vidéos d’essais nucléaires tenus secrets pendant des années. L’occasion de se pencher sur les effets atmosphériques qui suivent une explosion.


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Entre 1945 et 1962, nos voisins du sud ont conduit 210 essais nucléaires dans le désert Mojave au Nevada, et dans plusieurs îles isolées dans l’océan Pacifique. C’était l’époque de la Guerre Froide pendant laquelle les superpuissances américaine et soviétique menaient une course folle à l’armement.

Les explosions ont été filmées par des caméras à haute vitesse, qui pouvaient enregistrer environ 2 400 images par seconde. Mais les bandes de films commençaient à se décomposer après des dizaines d’années passées dans les archives américaines : elles ont depuis été restaurées et numérisées par le Laboratoire national Lawrence Livermore, un établissement fédéral situé en Californie. 

Soixante-trois des quelque 750 films déclassifiés ont été placés la semaine dernière dans le domaine public, dont toute une série sur la page YouTube de l’organisme.

Effrayantes, impressionnantes, surpuissantes, les explosions déclenchent toute une série de réactions, chez celui qui regarde ces vidéos, mais aussi…dans l’atmosphère.

Des nuages de condensation en zone humide

Chacun des essais nucléaires terrestres produit plus ou moins le même scénario : d’abord, un éclair aveuglant d’une à plusieurs secondes, appelé radiation thermale. Cette lumière est produite par une puissante projection de rayons X qui sont absorbés par l’air qui entoure ces rayons. L’air brûle alors immédiatement et brunit, ce qui rétrécit la sphère lumineuse, avant qu’une nouvelle arrivée d’air soit à son tour brûlée : l’éclair grossit de nouveau.

Au sol, des vents de plusieurs centaines de kilomètres-heure sont instantanément dégagés par l’onde de choc.

Dans l’atmosphère, c’est un nuage de condensation qui se développe. Même si les conditions sont extrêmes, sa formation est basée sur les mêmes principes que celle d’un nuage naturel. « Toute l’humidité atmosphérique va se condenser autour des noyaux de particules projetées par l’explosion », explique André Monette, météorologue en chef à MétéoMédia.

La forme de ce nuage, en boule ou en anneau(x), dépend ensuite de l’onde de choc, des différences de température et de l'hygrométrie des couches d’air.

Les plus grands nuages s’observent lorsque l’explosion se situe dans une atmosphère saturée en humidité, comme c’est le cas dans l’extrait ci-dessus, filmé aux îles Marshall (Pacifique).

Ce n’est qu’après ces phases que le fameux champignon nucléaire s’élève dans le ciel. La suite ? Mieux vaut ne pas l’évoquer…

Sources : The Independent | LLNL

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