Expired Nouvelles - El Niño vs Blob : un seul survivra cet hiver - MétéoMédia
Votre météo quand ça compte vraiment MC

Territoire

Please choose your default site

Americas

Asia - Pacific

Europe

Nouvelles

Espoir d'un hiver plus doux

El Niño vs Blob : un seul survivra cet hiver


Joey Olivier
Chef contenu éditorial - MétéoMédia

Mercredi 21 octobre 2015 à 14 h 58 - Depuis deux hivers, le Québec se retrouve plus souvent qu’à son tour dans le vortex polaire (descente d'air arctique). Un des responsables de cette situation est le « blob », une concentration d’eau chaude dans le Pacifique Nord qui fait dévier le vortex vers le Québec. Cette situation pourrait changer en 2015-16, alors qu’un El Niño intense se développe à la hauteur de l’Équateur. Voici pourquoi.

Au cours des derniers mois, les observations des écarts de température dans la zone équatoriale du Pacifique confirment, mois après mois, que le phénomène El Niño sera « fort » cet hiver.

Règle générale, l’ « enfant terrible de la météo » favorise la remontée des dépressions vers l’Alaska. La succession de tempêtes représente un facteur important responsable du refroidissement de l’eau à l’ouest de la Colombie-Britannique et, par le fait même, de la disparition éventuelle du « Blob ». En d’autres mots, un El Niño intense engendre une concentration d’eau chaude vers la zone équatoriale au détriment de celle plus au nord du Pacifique.


L’image du haut montre la concentration d’eau plus chaude que la normale dans un contexte El Niño, tandis que celle du bas dans un contexte où la concentration de chaleur est plus importante sur les côtes ouest des États-Unis et du Canada. (crédit NOAA Climate. Gov)

En 2014, après quelques signes d’intensification, El Niño n'avait pas vu le jour tandis que le "Blob" était resté actif. La concentration d’eau chaude à la hauteur de la Colombie-Britannique avait été assez importante durant l’hiver pour influer notre climat. La température plus élevée de l’eau de surface et les vents faibles sont nécessaires pour créer celui que l’on surnomme le « Blob », qui s’étend de l’Alaska jusqu’au Mexique.

« En 2014, on a eu de façon répétée un anticyclone sur le Pacifique Nord, du soleil, un réchauffement des surfaces d’eau, avec de l’air descendant et des vents légers, ce qui a limité les pertes de chaleur », explique Réjean Ouimet.

Résultat, pendant qu’une masse d’air chaud se trouvait systématiquement au-dessus de la Colombie-Britannique, la crête persistante sur la côte pacifique (aussi appelé Ridiculously Resilient Ridge), a causé la descente du vortex polaire durant les deux derniers hivers, notamment dans le Midwest américain ainsi qu’au Québec.

Espoir d’un hiver moins froid?

Une question nous brûle les lèvres présentement. Si la force d’ El Niño élimine indirectement le « Blob », la crête persistante sur la côte Pacifique disparaîtra aussi. Alors, est-ce que les descentes d’air glacial seront moins persistantes l’hiver prochain au Québec?

« Il y a un espoir de connaître un hiver moins froid », commente Réjean Ouimet, présentateur et spécialiste à MétéoMédia.

La crête persistante sur la côte pacifique (aussi appelé Ridiculously Resilient Ridge), a causé la descente fréquente du vortex polaire durant les deux derniers hivers au Québec.

Source : Jeff Master / Wunderground

Default saved
Close

Chercher un endroit

Close

Connexion

S.V.P : Ouvrez une session pour utiliser cette fonctionnalité