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Explications de Patrick de Bellefeuille.

El Niño et « blob » : les perturbateurs du climat

Visitez notre Guide de la saison automnale pour voir notre Aperçu de l'automne et d'autres textes connexes.


Joey Olivier
Chef contenu éditorial - MétéoMédia

Lundi 7 septembre 2015 à 9 h 08 - Deux phénomènes océaniques auront des impacts indirects sur l’allure de l’automne, mais aussi sur l’hiver. El Niño, qui est l’écart positif de la température du Pacifique à la hauteur de l’Équateur, engendre une hausse globale des températures, tandis que le « Blob », une masse d’eau plus chaude à l’ouest de la Colombie-Britannique, a la réputation de pousser l’air froid vers le Québec.


À lire également : l'Aperçu de l'automne 2015. Nouveauté : posez vos questions à nos experts en direct.


El Niño historique : une part d’inattendu

Cette année, les spécialistes semblent unanimes pour dire que l’intensité d’El Niño sera « forte », voire plus élevée que le record actuel datant de 1997-1998. Durant cette période, l’eau de surface de la zone équatoriale du Pacifique avait dépassé de 2,3 °C la moyenne.

Le contexte cette année est aussi la hausse générale des températures sur la planète.

En 2015, les 7 premiers mois de l’année ont été parmi les plus chauds depuis que les données sont compilées (1880-2015), incluant un mois de juillet record. Historiquement, un El Niño fort a également engendré une hausse de la température globale dans le monde. On peut donc s’attendre à une continuation de ce réchauffement planétaire pour les trois prochains mois, sans compter que l’année 2015 risque de déclasser 2014, qui est actuellement l’année la plus chaude.

« On peut envisager une portion d’inattendu. Lors des deux derniers El Nino fort, on ne parlait pas autant des changements climatiques », mentionne Patrick de Bellefeuille, présentateur et spécialiste à MétéoMédia.

Le « Blob » et son effet domino

Ce que l’on surnomme le « Blob » est la concentration d’eau plus chaude de la normale qui se situe à la hauteur de la Colombie-Britannique et de l’Alaska. Cette anomalie de température aurait joué un rôle clé dans les phénomènes naturels extrêmes en Amérique du Nord au cours des deux dernières années, dont les deux hivers froids au Québec (2014 et 2015).

Un des premiers impacts de cette oscillation est qu’elle engendre une déviation des vents dominants en haute altitude (courant-jet). L’hiver dernier, l’air chaud se concentrait donc en Colombie-Britannique, mais en contrepartie, la position des vents dominants engendrait des descentes d’air arctique au Québec. Cette variable a été prise en compte dans notre aperçu de l’automne. On pourrait notamment connaître des descentes d’air froid plus corsées et prolongées qu’à l’habitude à partir de la mi-octobre.

Impacts sur l’hiver québécois?

Plusieurs se demandent quels sont les impacts de ce contexte climatique mondial sur le Québec. La réponse officielle est qu’il n’y a aucune corrélation scientifique confirmée entre le phénomène El Niño, les anomalies de températures et les précipitations au Québec.

Certains de nos hivers ont cependant été plus doux lors d’un El Niño fort, comme en 1997-1998 et en 1982-1983.

Les Québécois se souviennent surtout de l’hiver 1998, année de la crise du verglas. La Montérégie a été la plus touchée avec plus de 100 mm de pluie verglaçante reçue en quelques jours. Prenez garde cependant, car on ne peut pas toujours dire que c’est la faute à El Niño. En 1998, un contexte météo particulier a précipité certaines villes en état de crise.

« Lors du verglas, trois systèmes sont passés au même endroit durant 5 jours. C’est rare! », commente Patrick de Bellefeuille. Un hiver doux n’est donc pas synonyme de verglas et d’une diminution des tempêtes de neige. « Les températures moyennes peuvent se situer de -3 °C à -6 °C lors d’un hiver doux, au lieu de -10 °C à -15 °C comme ce fut le cas lors de l’hiver 2014-2015. » Donc, même si l’hiver est considéré comme plus doux que la moyenne, il peut être très neigeux.

« Les plus grosses tempêtes de neige ont lieu à des températures de -3 °C à -6 °C », ajoute le spécialiste.

Impact sur les ouragans dans l’Atlantique

Une des conséquences d’El Niño est qu’il engendre généralement une saison des ouragans plus calme dans l’Atlantique. La NOAA s’attend à une saison sous les normales cet automne, ce qui ne signifie pas que des ouragans majeurs ne peuvent survenir dans le bassin Atlantique.

Il ne suffit que de quelques jours –avec des conditions optimales- pour qu’un ouragan se forme et remonte la côte des États-Unis et du Canada.

La différence avec le phénomène El Niño est que le réchauffement de l’eau de surface dans le Pacifique augmente la force des vents en haute altitude, ce qui rend la circulation atmosphérique moins favorable au développement d’ouragans dans le bassin Atlantique.

EN VIDÉO : AVANT-GOÛT DE L'HIVER

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