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Des copeaux de bois pour déglacer les rues


Jeudi 25 janvier 2018 à 8 h 14 - La Ville de Rosemère a trouvé un nouveau produit pour déglacer les rues et les trottoirs. Cette nouvelle technique consiste à utiliser des copeaux de bois imbibés de chlorure de magnésium. Le test, qui durera tout l’hiver, est réalisé dans les rues Île-Bélair Est et Glendale situées à proximité de la rivière des Mille-Îles. Ce produit 100 % biodégradable, et dont le pH est neutre, est moins dommageable pour les cours d’eau que le sel.


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Contrairement au chlorure de sodium qui est nocif pour l’environnement et que l’on retrouve dans le sel de déglaçage traditionnel (sels de voirie), les copeaux de bois imbibés de chlorure de magnésium n’atteignent pas la nappe phréatique et n’endommagent ni le béton ni l’acier. D’une longueur de 5 à 20 mm, les copeaux s’incrustent dans la neige, lui donnant ainsi une meilleure adhérence. Ils peuvent tenir pendant six jours, et ce, jusqu’à une température de ‑30 °C, grâce au chlorure de magnésium dont ils sont imbibés. Par comparaison, le sel de déglaçage traditionnel perd de son efficacité sous la barre des ‑15 °C. Autre avantage, ils ne se désintègrent pas donc il faut traiter les rues moins souvent.

Pour fabriquer son nouveau produit, l’entreprise Technologies EMC3 de Joliette s’est inspirée d’une initiative de la Suisse qui utilise déjà les copeaux de bois comme antidérapants depuis plusieurs années sur ses trottoirs, pistes cyclables et routes.

Pour le maire de Rosemère, Éric Westram, cette vieille méthode est beaucoup plus écologique et efficace que le sel. Reste à savoir si c'est plus économique sur le long terme...

Des alternatives au sel sont nécessaires

Chaque hiver, le Québec épand 800 000 tonnes de chlorure de sodium (soit 25 kg par seconde en moyenne sur l’année !) sur ses routes, avec des effets néfastes pour la faune, la flore, l’eau, les infrastructures ou encore les véhicules. Le pont Champlain est un des exemples les plus évidents des effets néfastes de l'épandage du sel. Ses poutres principales présentent des fissures et des traces de corrosion : le sel éparpillé sur la chaussée du pont au fil des hivers s'est infiltré dans la structure métallique, à travers le béton. Des treillis métalliques y ont été installés, mais l'état du pont est tel qu'il a poussé la construction du nouveau pont Champlain. Le chantier, qui doit s'achever fin 2018, coûte pas moins de 4,2 milliards CAD.


En ce qui concerne les véhicules, la corrosion dégraderait le parc automobile de l'Ontario et du Québec (quatorze millions de véhicules) trois milliards CAD par an, rapporte le National Post. Et ce, malgré les revêtements anti-corrosion... En 2015, Transports Canada avait rappelé 3 000 BMW et Mini qui étaient garées dans le port de Halifax pendant une tempête de glace. Le gel n'était pas la cause du rappel, mais bien le sel de déglaçage, qui avait endommagé les véhicules à un tel point que ces derniers ne pouvaient plus tourner correctement.

Enfin, et c'est plus inquiétant, les réseaux hydrographiques sont également durement touchés. Une étude datant de 2017 estime que plusieurs milliers de lacs d'Amérique du Nord auront, d'ici 50 ans, une concentration en sel trop élevée pour maintenir leur vie aquatique

En bout de ligne, si le chlorure de sodium demeure le matériau de déglaçage des routes le moins cher en tant que tel, son coût économique et écologique à long terme est largement plus élevé.

Source : CBC News | National Post | Transports Québec 

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