Feux de forêt en Amazonie : causes et conséquences

Les feux de forêt en Amazonie ont retenu l’attention ces dernières semaines en raison du nombre élevé de foyers d’incendies. Côté météo, cette région du globe connait une année moins sèche. Pourquoi la quantité de feux a-t-elle doublé ? Le point.

Poumons de la Terre ?

La forêt amazonienne occupe un vaste territoire d’Amérique du Sud. De fait, sa superficie est de 5,5 millions de km2, soit environ 40% du continent. Si nous qualifions cette forêt de « poumons de la Terre », c’est sans doute parce qu’elle couvre un grand territoire et que les arbres participent bien sûr à la photosynthèse. En revanche, qu’arriverait-il si toute l’Amazonie brûlait ? Rassurez-vous, nous ne cesserions pas de respirer. Évidemment, une telle catastrophe écologique n’est pas souhaitable. Les scientifiques estiment que cette étendue représente plus ou moins 5% de la production globale d’oxygène. Quel est donc le poumon de la Terre, s’il y en a un ? Ce sont plutôt les océans qui contribuent à plus ou moins 50% grâce aux phytoplanctons.

Pourquoi l’Amazonie brûle autant ?

Les feux qui font rage en Amazonie mobilisent la population, la polarisent et soulèvent les passions. Par rapport à 2018, on compte près du double de foyers d’incendies dans cette région. En revanche, cette année est moins sèche et moins chaude. La météo n’explique donc pas à elle seule l’augmentation fulgurante du nombre de feux en Amazonie. C’est plutôt l’action de l’humain sur la nature qui serait en cause. Pourquoi ? Simplement pour se débarrasser des arbres dans le but d’utiliser la terre comme pâturages. Une façon de retirer les arbres pour les remplacer par du bétail !

Pour le reboisement en Amazonie…

Peut-on considérer le feu comme un allié dans le processus de régénération de la forêt en Amérique du Sud ? Il semble que la réponse soit : non ! Pour la forêt boréale qui est la nôtre, le feu participe au renouvellement de la forêt. Les arbres devenus vieux sont ainsi remplacés par de nouvelles pousses. Les mêmes essences de bois se regénèrent ainsi pour constituer une nouvelle forêt. Pour l’Amazonie, ce n’est pas la même histoire. Les essences de bois qui s’y trouvent sont peu résistantes au feu. Le reboisement s’effectue plus difficilement. Aussi, les flammes se propagent plus près du sol. Comme la forêt est très haute et dense, combattre les foyers d’incendies devient un problème sérieux.

Et le climat ?

Malgré le fait que l’Amazonie ne soit pas le « poumon de la Terre », la situation demeure préoccupante, en particulier pour le climat. Non seulement les arbres brûlent et, par conséquent, deviennent moins nombreux à absorber le carbone dans l’atmosphère, mais la combustion du bois contribue à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre.


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