De la neige en mai au Québec? Oui, c’est possible
Alors que les bourgeons commencent à pointer le bout de leur nez, l’hiver pourrait faire un rappel dans les premiers jours de mai, un mois qui, historiquement, peut aller d’un extrême à l’autre.
En bref :
Risque de flocons pour plusieurs secteurs, possiblement jusque dans le sud de la province, en fin de semaine;
Les données historiques montrent que mai est un mois de contrastes météo frappants;
Record de neige en mai à Montréal : 21,8 cm en 1963.
De la neige, encore?
Après un début de semaine marqué par des températures dépassant les 20 °C, les prévisions des modèles météorologiques pour la fin de la semaine pourraient avoir l’effet d’une douche froide pour les Québécois. Un changement de régime atmosphérique est en vue, ouvrant la porte à de l'air beaucoup plus froid.

Depuis plusieurs jours, ces modèles voient également une bande de précipitations persistante qui pourrait faire du surplace samedi et dimanche et apporter de la neige à nouveau.
« Les premiers jours du mois de mai pourraient être sous les flocons dans plusieurs secteurs », affirme le météorologue Patrick Duplessis. Pour la plupart des Québécois, il n’y aura pas de quoi ressortir la souffleuse. Mais même le Grand Montréal pourrait voir de la neige fondante.
Un mois de contrastes extrêmes
Mai est un mois où on peut voir autant de la chaleur extrême qu’une bordée de neige au Québec. Historiquement, les années 1960 et 1970 ont été particulièrement généreuses en neige tardive.

Certains pourraient se souvenir du 10 mai 1963, où plusieurs records de neige avaient été battus dans le sud du Québec, avec notamment 21,8 cm à Montréal. Depuis les années 1990, la métropole reçoit en moyenne de la neige une année sur quatre au mois de mai. Parmi les villes principales du Québec, c’est Sept-Îles qui remporte la palme, avec 29,2 cm de neige tombés le 1er mai 1974.

Pas plus tard que l’an dernier, on a vu de la neige en mai dans la province, notamment dans l’Est et à Fermont, le 11 mai 2025.
La dernière fois qu’on a vu de la neige en mai dans la métropole, c’était en 2020. Pourtant, cette même année illustre parfaitement l’aspect volatil de ce mois : après de la neige le 8 mai, Montréal a fracassé un record de chaleur avec 36,6 °C le 27 mai. « Cette température est d’ailleurs la plus chaude enregistrée au XXIe siècle à la station météorologique de l’aéroport Montréal-Trudeau », indique Patrick Duplessis.
