Tornades : un début de saison historique

Un départ canon qui rappelle la dernière saison très active au Québec. Analyse.


Départ en force

Le temps violent a frappé fort chez nos voisins du Sud depuis le début du printemps. La tornade est un phénomène très localisé, mais sa force peut causer des dommages et de nombreux décès. Le centre des États-Unis est une zone particulièrement affectée par ces événements, surtout de mars à mai. Le jeu des masses d'air joue un rôle important lors de la formation de ces orages monstrueux.

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Un contexte favorable

Ce printemps, les vigoureuses descentes d'air froid dans le centre du continent ont favorisé l'avènement de temps violent. De fait, cette région des États-Unis possède trois ingrédients qui contribuent à la formation de tornades : de l'air chaud et humide, du froid et de l'air sec qui produit l'ascension rapide de la chaleur. Le fort cisaillement qui en résulte lorsque ces trois éléments sont réunis peut être catastrophique. Depuis janvier, plus de 400 événements ont été déclarés. Non seulement ce nombre dépasse de loin la moyenne pour cette période, mais il constitue un record.

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Deux régions, deux situations

L'ancienne marque datait de 2017 avec 398 tornades pour la même période. C'est cette année-là que le Québec a connu sa plus grosse saison avec 14 cas. Les deux régions ne se comparent pas en ce qui concerne la quantité et l'intensité de ces événements violents. De fait, la Belle Province ne subit pas le même apport de chaleur humide.

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