Saison des ouragans : un phénomène pourrait changer la donne

Un voyageur particulier en provenance du Sahara parcourt 10 000 km et, en traversant l’Atlantique, entraîne son lot de répercussions sur des secteurs des États-Unis. En prime : il peut contribuer à freiner la formation d’ouragans. Explications.

En bref :

  • Des secteurs du sud-est des États-Unis devront composer avec un ciel voilé de particules de sable du Sahara au cours des prochains jours;

  • Dans de telles conditions, moins de précipitations et d’orages sont au programme;

  • Une qualité de l’air dégradée est prévue par endroits;

  • L’activité cyclonique peut en être réduite.

Un long voyage gratuit

Un ciel plutôt voilé, chargé de particules de poussière : les effets de ce déplacement dans l’air du sable du Sahara sont certes impressionnants! Le sable saharien apporte un air très sec. En suivant une trajectoire de plus de 10 000 km, il entraînera des répercussions jusque dans le golfe du Mexique et le sud-est américain.

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Par exemple, ce samedi 30 mai, le ciel de plusieurs secteurs des États-Unis n’aura pas la même apparence.

Quelques risques à considérer

Ainsi, à quels effets peuvent s’attendre les régions qui recevront des particules de cette visiteuse sablonneuse? « Le sable et la poussière agissent comme noyau de condensation ce qui a tendance à réduire les précipitations et les orages. En revanche, cela dégrade la qualité de l’air, en raison de l’augmentation de particules fines », explique Bissem Boujnane, météorologue. Les personnes plus vulnérables et celles qui souffrent d’asthme ou d’autres problèmes respiratoires, notamment, peuvent être à risque si elles se trouvent longuement à l’extérieur lors de telles conditions.

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Pour leur part, les personnes qui sont toujours à recherche de la photo parfaite pourraient dire que cette situation exceptionnelle offre de superbes levers et couchers de soleil!

Un freinage naturel aux systèmes tropicaux

En plus de signer le début de l’été météorologique, le 1er juin est également le moment où s’enclenche officiellement la saison des ouragans, autant dans le bassin atlantique que pacifique. Fait intéressant : la trajectoire du sable, puisqu’elle apporte beaucoup d’air sec, pourrait freiner un tantinet l’activité dans les océans. Comment? « La poussière saharienne agit comme réducteur de l’activité cyclonique. L’apport d’air sec réduit l’humidité, qui est un ingrédient principal à la formation des cyclones », mentionne le météorologue.

En prime : le cisaillement des vents pourrait davantage venir déstructurer un phénomène, empêchant ainsi la formation de systèmes tropicaux. Finalement, les nuages chargés de poussière filtrent énormément le rayonnement ultraviolet, ce qui a tendance à réduire la température de l’eau, en surface. Une eau moins chaude engendre moins d’évaporation, donc moins d’humidité.

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Si El Niño entraîne de mauvaises conditions pour le développement des tempêtes tropicales, cet air sec et chargé de sable du Sahara ne viendra pas non plus les aider à s’alimenter!

Avec la collaboration de Bissem Boujnane, météorologue.

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