Quelque chose ne tourne pas rond : une étrange anomalie au Québec
Une configuration atmosphérique particulière va inverser la logique météo ce week-end.
En bref :
Des anomalies de température inversées entre le nord et le sud de la province;
Des températures jusqu'à 20 °C au-dessus des normales au Nunavik;
Le mercure glisse à nouveau sous les normales de saison dans le sud.
Le Québec sera coupé en deux ce week-end par un phénomène que l'on pourrait qualifier d'inversion des pôles météo. Alors que le sud de la province s'apprête à voir le mercure chuter pour une énième fois, le Grand Nord verra une remontée spectaculaire des températures dû à un afflux d’air marin.
Le Grand Nord se la coule douce
C'est dans le secteur du Nunavik que l'anomalie sera la plus frappante. Habituellement, à cette période-ci de l'année, la normale maximale à Kuujjuaq tourne autour de -20 °C, avec des minimums glaciaux de -30 °C. Or, ce week-end, le mercure pourrait grimper jusqu'à -10 °C.

Pour des secteurs encore plus au nord, comme Salluit, on pourrait voir une anomalie positive de 20°. Ce phénomène s'explique par la position des systèmes météo : une dépression sur les provinces de l’Atlantique combinée à une zone perturbée située sur le centre-nord du Québec favorise une circulation des vents en provenance de l’océan. Cet apport d'air maritime, nettement moins froid que l'air arctique habituel, vient ainsi adoucir considérablement l'atmosphère sur ces régions nordiques.

Un autre week-end froid dans le sud
Pendant ce temps, le sud du Québec vivra le scénario inverse. En effet, la poche d’air froid autour de la zone de basse pression au centre-nord du Québec va descendre vers le sud d’ici la fin de la semaine.

Bien que nous ne parlions pas de froids extrêmes comme on a connu ces dernières semaines, le mercure baissera tout de même sous les normales. À Montréal, on prévoit un minimum de -16 °C dans la nuit de samedi à dimanche.

Dans le sud du Québec, grosso modo, on devrait voir des températures plus basses de 2 à 4 degrés par rapport à la normale.
Avec la collaboration de Bertin Ossonon, météorologue.