Neige en février : le scénario se répète
La tendance lourde de l'hiver semble vouloir s'incruster : le froid tenace va dicter la trajectoire des systèmes, nous protégeant des monstres côtiers, mais nous laissant à la merci de petites dépressions répétitives.
En bref :
Le froid repousse les grosses tempêtes vers le sud, la côte Est américaine et les Maritimes;
Neige près des normales au Québec;
Les clippers de l’Alberta resteront les visiteurs principaux.

Le froid, un bouclier anti-tempête
Le scénario météo pour février s'annonce comme une copie conforme de ce que nous vivons depuis quelques semaines. La raison est simple : la masse d’air arctique qui maintient le froid sur la province et descend bien plus au sud qu’à l’habitude agit comme un bouclier.
Ce blocage froid repousse le courant-jet, l'autoroute des tempêtes, vers le sud des États-Unis. Ainsi, les dépressions costaudes provenant du Colorado et du Texas, gorgées d'humidité, sont forcées de dévier leur course vers la côte Est américaine et les Maritimes, évitant le Québec.

Un exemple concret est le système attendu pour commencer le mois. Il se formera dans le sud des États-Unis et remontera le long de la côte, frôlant à peine l'est de la province, mais laissant d'importantes quantités de neige chez nos voisins du sud, déjà éprouvés ces derniers jours par une autre tempête.
De la petite neige à répétition
Si les grosses tempêtes nous évitent, cela ne signifie pas qu’il fera beau en permanence et qu’on pourra ranger la pelle. Le Québec devrait être visité régulièrement par des clippers de l’Alberta, comme depuis le début de l’hiver. Ces petits systèmes rapides nés, comme leur nom l’indique, à l’est des Rocheuses, en Alberta, continueront de glisser sur la province.
Comme ils n'ont pas accès à l'humidité du golfe du Mexique, bloquée loin au sud, et qu’ils traversent un continent glacé, ces systèmes restent plus secs. Ils laissent donc des accumulations de neige plus modestes, mais fréquentes.
Bilan prévu : dans la moyenne
En somme, février devrait se solder par des quantités de neige près des normales saisonnières à Montréal. « Comme on va avoir du temps froid, on va peut-être réussir à aller chercher la normale de neige avec l'accumulation de plusieurs petits systèmes durant le mois », analyse Patrick Duplessis, météorologue.

Par contre, la pluie risque d'être sous la normale, puisque la douceur nécessaire pour transformer la neige en pluie se fera rare.

Avec la collaboration de Patrick Duplessis, météorologue.