Les pires mois de mai, les voici ici

Les feuillus reprennent des couleurs, les manteaux restent de plus en plus sous le bras, les souliers sont de sortie : mai est généralement un mois agréable qui marque le début de la saison chaude. Et si rien ne se passait comme prévu ? Historique des pires mois de mai que le Québec a connu ici.

Qu’est-ce qui peut rendre un mois de mai difficile à vivre, suffisamment pour le qualifier de « pire » ? Pour Réjean Ouimet, expert météorologue, « la fraîcheur éternelle, le mauvais temps et les bordées trop tardives viennent d’emblée à l’esprit ».

Absence de chaleur et trop de pluie

Normalement, c’est au milieu du mois de mai que l’on peut constater des 20 °C fréquemment, et qui sont là pour rester. Malheureusement, depuis 2010, c’est arrivé à trois reprises que la chaleur durable peine à arriver. En 2014 et 2017, ces 20 °C sont arrivés à la fin du mois de mai. L’année passée, il a fallu attendre le 6 juin ! Il avait fait si froid en 2019 que Gaspé n’a été qu’à 0,4 °C d’égaler un record mensuel datant de 1969.

En moyenne, on peut voir douze journées à 20 °C à Montréal durant un mois de mai normal. En 2019, il n’y en avait que sept. À ce niveau-là, les « pires » mois de mai pour Montréal était en 1945 et 1974, où il n’y avait eu que trois petites journées à 20 °C.

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Mai inondé

Souvent, lorsque les températures sont plus fraîches, les journées avec précipitations liquides sont plus nombreuses. En moyenne, Montréal connaît 14 jours de pluie. Si l’on reprend le mois de mai 2019, il y avait eu 19 journées pluvieuses.

Les précipitations peuvent être si fréquentes que des inondations peuvent avoir lieu. C’est ce qu’il s’est passé en 2019, 2017 et 2011 ; où les mois de mai avaient respectivement enregistré 19, 16 et 20 journées pluvieuses.

La palme du mois de mai le plus pluvieux revient à Québec en 2013, lorsqu’il était tombé 259,6 mm de pluie, contre une normale de 116 mm.

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Neige tardive

En ce qui concerne la neige reçue, Montréal a pu voir de la neige à dix reprises au mois de mai depuis 1942. La ville fut gâtée en 1963, alors qu’elle avait reçu 31 cm. Saguenay a pu constater de la neige à 37 reprises depuis 1942. Et le mois où elle en a reçu le plus, c’était en 1997 avec 21,6 cm.

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La palme des flocons les plus tardifs revient à Val-d’Or, lorsqu’il en est tombé le 20 juin, en 1968.

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