
Poisson d'avril tardif ? Non, le retour de cet élément est bien réel
Un retour du gel est attendu dans la nuit de dimanche à lundi, avec des températures sous zéro généralisées et un impact potentiel sur plusieurs régions du Québec. Voici les détails encore un peu glacés.
En résumé :
gel généralisé dans la nuit de dimanche à lundi;
températures sous les normales, avec des maximales très faibles lundi;
un phénomène tardif… mais loin d’être exceptionnel.
Un gel qui s’étend à presque tout le Québec
Malgré un printemps qui semblait vouloir s’installer tranquillement, le mercure replonge. Zut de flûte! Dans la nuit de dimanche à lundi, le gel fera un retour marqué et surtout généralisé. De Montréal jusqu’aux régions de l’Est, en passant par plusieurs secteurs de l’Abitibi, les températures devraient descendre sous le point de congélation. Ce refroidissement rapide, alimenté par une masse d’air dynamique en arrière-plan, favorisera une chute notable du thermomètre au cours de la nuit. Un réveil frisquet avec du gel au sol est donc attendu presque partout dans la province.

Lundi : un froid digne de records
Au-delà du gel matinal, c’est toute la journée de lundi qui s’annonce particulièrement froide. Les températures maximales pourraient peiner à dépasser les 2 °C dans plusieurs régions, notamment à Montréal et Sherbrooke. Plus à l’est, certains secteurs pourraient même rester sous la barre du 0 °C.

Ces valeurs flirtent avec des records quotidiens pour la mi-avril, ce qui souligne à quel point cet épisode sera marquant. Un vrai retour en arrière, comme si l’hiver refusait de quitter la scène sans un dernier rappel.

Un phénomène tardif… mais pas anormal
Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce retour du gel demeure dans les normes. À Montréal, par exemple, la dernière date moyenne de gel se situe autour du 27 avril.

Et certaines années récentes ont même repoussé cette limite bien plus loin : en 2025, du gel y a été observé jusqu’au 21 mai.

Autrement dit, même si ce refroidissement peut sembler abrupt après quelques journées plus douces, il s’inscrit dans la variabilité typique du printemps québécois. Un rappel que la saison aime jouer les prolongations… même quand on croyait en avoir fini avec le froid.
Avec la collaboration de Bertin Ossonon, météorologue.
