Le Québec entre dans une nouvelle phase, et ça va vous plaire
La période la plus éprouvante de l’hiver sera bientôt derrière nous. Les 3 derniers mois nous offrent en moyenne 268 heures de soleil. Les trois prochains devraient nous en fournir 456 heures. Le printemps solaire est à nos portes. Explications.
En bref:
Le printemps solaire commence le 6 février
Le Québec va gagner 80 minutes de lumière du jour en février
Les 3 prochains mois vont apporter 70% plus de lumière que les 3 mois précédents
Les trois printemps
On définit habituellement le début du printemps par l’équinoxe, qui survient chaque année autour du 21 mars. Les météorologues préfèrent situer le début de cette saison le 1er mars, alors que les conditions hivernales s’estompent. Mais les astres n’ont que faire de la chaleur ou du froid. Tout est une question d’ensoleillement. On considère donc que le printemps solaire commence le 6 février.

BON À SAVOIR
Pourquoi y a-t-il trois définitions différentes des saisons? Voici la réponse.
Des gains rapides
Après le creux de l’hiver, la durée du jour augmente rapidement à travers tout le pays en février. À mesure que nous nous éloignons du solstice d’hiver, le Soleil gagne du terrain dans le ciel, annonçant tranquillement l’approche du printemps. Février marque l’une des périodes où la lumière du jour augmente le plus rapidement dans l’année. Plusieurs villes canadiennes gagnent plus d’une heure de soleil supplémentaire au cours du mois, et dans le Nord, cette progression est encore plus spectaculaire.
Voici des exemples frappants de l’augmentation moyenne de la durée du jour pendant février : Inuvik : +3 h 51 Iqaluit : +2 h 53 Yellowknife : +2 h 29 Edmonton : +1 h 48 Québec : +1 h 24 Dans certaines régions nordiques, les journées peuvent donc devenir près de quatre heures plus longues entre le début et la fin du mois.

Une progression qui s’accélère
L’augmentation de la durée du jour n’est pas constante. Elle s’accélère progressivement au fil des semaines. Chaque semaine de février apporte plus de lumière que la précédente, ce qui explique pourquoi le changement devient particulièrement perceptible vers la fin du mois.
Un Soleil qui reprend de la force
Avez-vous remarqué que votre voiture ou le plancher près d’une fenêtre chauffe davantage au soleil ou que vous ressentez plus de chaleur sur votre visage? Ce n’est pas qu’une impression. À Montréal par exemple, la hauteur du Soleil à midi passe d’environ 22 degrés en décembre à près de 38 degrés vers la fin février. Cette augmentation permet au sol de recevoir environ 60 % d’énergie solaire supplémentaire. Au cœur de l’hiver, le Soleil nous atteint un peu « de côté ». Avec un angle plus élevé, les rayons du Soleil traversent moins d’atmosphère. Résultat : à midi, l’intensité solaire peut être près de 70 % plus forte que lors du solstice d’hiver.

Et la vitamine D dans tout ça?
Même si le Soleil devient plus puissant, il reste encore insuffisant pour certaines fonctions biologiques. Pour permettre au corps de produire efficacement de la vitamine D, l’angle solaire doit atteindre environ 45 degrés. Dans le sud du Québec, ce seuil n’est généralement pas atteint avant la fin mars. Lors du solstice d’été, le Soleil est à 70 degrés au-dessus de nous. Il n’atteint jamais l’angle parfait de 90 degrés. Cette situation ne se produit qu’entre les deux tropiques, soit entre les latitudes d'environ 23 degrés nord et 23 degrés sud. Pour se situer, on parle d’une zone entre le méridien qui traverse Cuba au nord, et Rio de Janeiro au sud.

Un avant-goût du printemps
Février est le mois le plus court de l’année, mais on gagnera tout de même 1h20 de lumière du jour d’ici le 28. Tenez-vous bien pour mars : notre gain sera de 1h36! Février marque donc un tournant important de la saison froide. Les soirées s’illuminent progressivement, la sensation de chaleur du Soleil augmente, et la transition vers le printemps commence doucement à s’installer. Même si l’hiver est encore bien présent, l’allongement rapide des journées rappelle une chose : le retour de la belle saison approche.
Avec la collaboration de Bertin Ossonon, météorologue.
