Le trio qu’on ne voudrait surtout pas revoir

L’an dernier à pareille date, la situation dégénérait complètement : une kyrielle d’orages enflammait les forêts du Québec. Quel est le pronostic pour cette année? Détails.


En bref :

  • Une journée catastrophique;

  • Dans l'almanach;

  • La situation actuelle au Québec.

La superficie de l’île de Montréal brûlée cent fois

Le 1er juin 2023, un nombre invraisemblable d’orages ont jeté leur dévolu sur la province. Cette journée est ainsi devenue le moment déclencheur de cette saison des feux de forêt historique. La pire depuis le début des récoltes de données météorologiques.

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Au total, selon la SOPFEU, 566 feux en zone de protection intensive et 147 en zone nordique ont décimé un total de plus de 4,3 millions d'hectares au Québec en 2023. La superficie ravagée par les brasiers a été 80 fois supérieure à la moyenne. À elle seule, la journée du 1er juin a déclenché une centaine d’incendies en raison des orages.

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Mais ce n’est pas tout, un autre élément a grandement joué dans cette saison catastrophique des feux de forêt : le temps anormalement sec dans le nord-ouest du Québec. En effet, Val-d’Or n’a reçu que 15 % de sa part de précipitations mensuelles en juin. Cette carence exceptionnelle a contribué à propager ces incendies. Entre le 25 mai et le 5 juin 2023, l’ouest, le sud et le centre de la province n’ont reçu qu’une infime quantité de pluie, voire aucune.

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Les maximums ont même dépassé les 30 °C à quatre reprises durant cette période à Montréal. Une chaleur intense et sèche.

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Ensemble, le temps sec, la chaleur et la foudre se sont transformés en un trio explosif et dévastateur.

Fait étonnant : en juin 2023, alors que le nord-ouest du Québec subissait les conséquences d’un temps extrêmement sec, l’est du Québec recevait des quantités monstres de pluie. Un record a d’ailleurs été battu à Gaspé.

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Et si le scénario se répétait

Au moment d’écrire ces lignes, la situation est sous contrôle au Québec : les précipitations en mai ont été au-dessus de la normale dans l’ouest, dans le nord-ouest, en Estrie et dans la région de la Capitale-Nationale. Contrairement à 2023, les régions de l’est du Québec ont dû faire face à un déficit de précipitations en mai.

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BILAN MAI - PRECIP

Cependant, un élément dangereux a refait surface : toutes les régions du Québec se trouvent sous l’emprise d’une anomalie de températures. Celle-ci est encore plus prononcée dans le nord de la province. D'ailleurs, la Jamésie est la région la plus chaude en Amérique du Nord par rapport à la moyenne.

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De plus, cette vague de chaleur affecte particulièrement les secteurs au bord de la baie James. En raison de l’effet de Foehn, le point chaud provincial s’est trouvé du côté de Waskaganish vendredi. Rappelons que l’an dernier, le mercure a monté à deux reprises au-dessus des 35 °C à Waskaganish.

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L’avenir nous dira si les prochaines semaines emprunteront un trajet similaire à celui de l’an dernier. Les prochains jours s’annoncent cruciaux : le risque d’incendie continuera son ascension pour culminer mardi.

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Le risque d’incendie sera extrême dans le nord du Québec et très élevé jusqu’à la région métropolitaine et les régions avoisinantes. De plus, un risque d’orages sera présent mercredi, ce qui pourrait causer des soucis. Notons malgré tout que la situation est moins précaire que l'année dernière.

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