Comment protéger la Terre des géocroiseurs ?

Comment protéger la Terre des géocroiseurs ? Ces objets sont une menace bien réelle et il existe des solutions techniques pour les empêcher de heurter notre planète. Explications.


L’idée qu’un objet spatial heurte la Terre ne relève pas de la science-fiction. La menace est bien réelle et les conséquences pourraient être dévastatrices. Évidemment, plus le géocroiseur est grand, plus les dégâts seraient importants. Voilà pourquoi les scientifiques surveillent le ciel et effectuent un recensement le plus exhaustif possible des astéroïdes, comètes et gros cailloux cosmiques qui seraient éventuellement susceptibles d’entrer en collision avec notre planète.

Il ne suffit pas de les recenser, il faut aussi édifier une stratégie dans le but de protéger la Terre de ces géocroiseurs. Les moyens technologiques dont nous disposons aujourd’hui permettent d’imaginer un vrai système de défense terrestre. De fait, il existe actuellement trois moyens techniques réalistes qui puissent fonctionner. Dans un premier temps, il y a l’ogive nucléaire. Cette solution controversée ne fait pas l’affaire de tous, mais il semblerait que les Américains la valorisent.

Secondement, l’impacteur cinétique pourrait hypothétiquement être lancé de la Terre pour aller frapper l’objet et le faire dévier de sa trajectoire. Cette technique serait, semble-t-il, la plus réaliste étant donné sa relative simplicité. La dernière solution proposée consiste à modifier la route du géocroiseur en exerçant une force gravitationnelle sur celui-ci par une sonde volant en formation.

Une équipe de chercheurs du Massachusetts Institute of Technology ont cherché à savoir quelle serait la meilleure option en cas d’intervention. La tâche s’avère ardue et complexe, puisqu’il faut tenir compte de nombreux paramètres, notamment la masse de l’objet, sa vitesse et, surtout, sa proximité. Selon les scientifiques, il semble que le temps soit un paramètre primordial en ce qui concerne la réussite d’une telle entreprise. Par exemple, si Apophis menaçait de heurter la Terre, un intervalle de deux à cinq ans permettrait d’édifier un plan d’action à temps. Si nous devions découvrir une menace qui se dirige tout droit vers nous en moins d’un an, les trois solutions techniques envisagées seraient vouées à l’échec.

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