La NASA cherche des volontaires pour simuler une mission sur Mars

Vous rêvez de travailler à la NASA? Voici peut-être votre meilleure chance. Isolement, habitat confiné et sorties martiennes fictives seront au menu.


À la recherche de volontaires

Vous aimez la science, les défis hors du commun et l’idée de passer un an enfermé avec trois autres personnes dans un tout petit habitat simulé? La NASA a peut-être exactement le projet qu’il vous faut. L’agence américaine recrute des volontaires pour une nouvelle mission simulée d’environ un an, destinée à mieux comprendre ce que vivrait un équipage en route vers la Lune ou Mars. Il ne s’agit pas d’un départ réel pour la planète rouge, évidemment, mais l’exercice est très sérieux. L’objectif est de recréer sur Terre les conditions d’isolement, de confinement et de travail qui attendraient de futurs astronautes.

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Une année en vase clos

Cette simulation, appelée Moon and Mars Exploration Analog, doit commencer au plus tôt en août 2027 au Johnson Space Center, à Houston. Quatre adultes vont y vivre pendant un an dans deux habitats confinés, conçus pour imiter à la fois un long trajet dans l’espace profond et la vie sur une autre surface planétaire. Les participants vont devoir accomplir des tâches inspirées d’une mission réelle, travailler dans des environnements immersifs, simuler des opérations de surface, effectuer de fausses sorties martiennes et utiliser un rover pour rejoindre des sites d’exploration situés au-delà de l’habitat principal. En clair, la NASA ne cherche pas des gens prêts à “camper en laboratoire”, mais des volontaires capables de fonctionner dans un contexte très structuré, exigeant et volontairement limité.

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Pourquoi simuler Mars?

Parce qu’avant d’envoyer un équipage sur une autre planète, mieux vaut comprendre comment il réagit quand l’espace, les ressources et la patience commencent à manquer à 50 millions de kilomètres du centre de contrôle. Ces simulations permettent à la NASA d’étudier la santé physique, l’adaptation psychologique et la performance d’un équipage sur la durée. Elles servent aussi à tester les équipements, les procédures et les protocoles qui pourraient un jour être utilisés dans de vraies missions lunaires ou martiennes. Une mission vers Mars, ce n’est pas seulement une question de fusée et de carburant. C’est aussi une histoire d’isolement, de confinement, de fatigue mentale, de ressources comptées et de communication retardée avec la Terre. En effet, on oublie souvent qu’à 50 millions de kilomètres de la Terre, un signal radio prend près de 3 minutes à atteindre son interlocuteur. Trois minutes entre chaque réplique, ça allonge drôlement les conversations. Et il faut bien le dire : vivre des mois enfermé avec le même petit groupe demande probablement autant de diplomatie que de compétences scientifiques.

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Loin d’être glamour

On aime imaginer Mars comme la grande aventure du futur. En pratique, ce serait aussi beaucoup de routine, de discipline et de cohabitation serrée. Les futurs équipages devront vivre des mois dans un espace limité, loin de leurs proches, avec très peu d’intimité et encore moins de spontanéité. C’est précisément ce que la NASA veut observer : comment des humains vivent, travaillent, prennent des décisions et gèrent les petits irritants quand il n’existe pas d’option « je vais sortir une minute prendre l’air ». Une mission spatiale de longue durée, ce n’est pas seulement une prouesse technologique. C’est aussi un test titanesque de patience, de résilience et de capacité à ne pas s’énerver parce que quelqu’un mâche trop fort son repas lyophilisé dans un tube.

Il y a un hic pour postuler

Si le projet vous intéresse, il y a un détail important à savoir : pour participer, il faut être citoyen états-unien ou posséder une fameuse « carte verte » de résident permanent des États-Unis. La NASA précise aussi que les candidats doivent répondre à plusieurs critères physiques, éducatifs et psychologiques, et réussir un processus de sélection de plusieurs jours. Il faut donc avoir les bons critères, les bonnes compétences et les bons papiers.

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Une étape discrète, mais essentielle

La NASA explique que cette nouvelle mission combine des éléments de ses programmes HERA (Human Exploration Research Analog) et CHAPEA (Crew Health And Performance Exploration Analog), afin de mieux étudier toute la gamme des scénarios possibles pour les futurs vols habités lointains. Ce genre d’initiative fait moins de bruit qu’un lancement spectaculaire, mais elle est essentielle. Avant la spectaculaire image de bottes dans la poussière martienne, il faut une longue série de tests beaucoup moins prestigieux, mais infiniment utiles.

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