Début de la saison des randonnées : quatre erreurs à éviter
En plus des quatre saisons typiques du Québec, les adeptes de randonnée savent qu’il y a une autre saison à prendre en considération : celle de la boue! Pendant la période de dégel, les sentiers en nature sont souvent impraticables. Voici quatre erreurs à éviter quand la saison des randonnées reprend du service, habituellement vers la mi-mai.
En bref :
La « saison de la boue » est normalement de la mi-avril à la mi-mai;
En randonnée, il est important de demeurer sur les sentiers;
Un équipement approprié est de mise;
Les humeurs changeantes de la météo peuvent rendre un sol instable et glissant;
Le courant des plans d’eau est à surveiller.

1. Sortir des sentiers battus
Autant qu’on peut aimer l’expression « sortir des sentiers battus », qui représente souvent une belle originalité ou une innovation inspirante, autant que c’est l’une des choses à ne pas faire, lors d’une randonnée, surtout suivant la fonte des neiges. C’est pour cette raison que de nombreux sentiers pédestres sont fermés au Québec de la mi-avril à la mi-mai. Pourquoi? Premièrement, parce que le sol est alors plus humide, mou et instable… et parfois vraiment boueux. On s’entend que se retrouver les pieds pris dans la bouette, ce n’est jamais le moment fort d’une randonnée!

Puis, la nature qui s’éveille après un long repos hivernal doit reprendre des forces. Si des randonneurs s’aventurent à un endroit qui doit être « protégé », le temps de se renouveler, celui-ci peut être fragilisé, voire être dans l’obligation de demeurer fermé plus longtemps. Pire, des petites et grandes espèces de la faune peuvent se retrouver en danger.
2. Modifier le trajet en cours de route
La spontanéité est généralement belle à voir, mais dans la nature, elle peut ouvrir la porte à des imprévus plutôt désagréables… Lors d’une randonnée, il est préférable de ne pas déroger des plans prévus, notamment en conservant l’itinéraire initial. Allonger le trajet peut impliquer que le chemin du retour commence à s’éterniser, voire à dépasser le coucher du soleil. Il faut être adéquatement préparés si on veut passer de nombreuses heures en nature, surtout une fois la nuit tombée (lampe de poche ou frontale, vêtements plus chauds, etc.). Consulter les heures du coucher du soleil : voilà une bonne idée!

En prime : en changeant de trajet, les conditions du sentier peuvent aussi nous surprendre, par exemple une pente abrupte ou de gros rochers, et notre équipement ne sera peut-être pas à la hauteur. Les bâtons de marche peuvent s’avérer fort utiles sur un sol mouillé ou glissant.
3. Donner trop de liberté à nos orteils
Un hiver emprisonnés dans des bottes d’hiver, c’est long. On comprend nos orteils de vouloir profiter de leur liberté, dès que la température le permet! Cependant, ce n’est pas le temps de sortir les sandales lors d’une randonnée, même si on aime sentir les herbes chatouiller nos pieds. Le port de chaussures appropriées est primordial pour une activité en plein air. Pendant qu’on y est, ce n’est pas une bonne idée d’inaugurer de nouveaux souliers lors d’une randonnée… Allô l’inconfort et les ampoules aux pieds!

4. Sous-estimer la température et le courant de l’eau
Il en va de soi qu’il faut regarder les prévisions de la météo avant de planifier une randonnée. Une pluie fine peut ne nécessiter que le port d’un imperméable, mais de forts vents ou un temps plus frais en altitude, lors d’une randonnée en montagne, peuvent devenir désagréables. Si un sentier longe un cours d’eau, le débit et la hauteur de celui-ci, notamment à la suite d’importantes précipitations, peuvent représenter un danger. Même par une journée où le soleil brille de ses mille feux, l’eau est beaucoup plus froide que l’air ambiant, surtout au printemps. Un risque de choc thermique peut se présenter.

En résumé : ne pas se laisser surprendre par une nature ni une météo à l’humeur changeante, c’est toujours gagnant en randonnée!
Selon un article publié par The Weather Network
