Quatre fleurs hâtives qui embelliront les prochaines semaines

Une preuve que le printemps est à nos portes : la floraison colorée de certaines plantes. En voici quatre qui feront bientôt leur grand retour.


Si les tulipes et les jonquilles viennent immédiatement en tête lorsqu’on pense aux fleurs printanières, ces espèces ont été introduites au Canada par l’humain. Par exemple, la tulipe est un cadeau des Pays-Bas après que de nombreux canadiens aient participé à la libération de ce pays pendant la Seconde Guerre mondiale.

Cependant, le Québec regorge d’espèces indigènes qui n’attendent que les premiers rayons de soleil printanier pour fleurir à nouveau - certaines perçant même la neige.

Voici quatre exemples parmi les fleurs les plus connues.

La sanguinaire du Canada est une petite fleur blanche qui fait son apparition dès le début du mois d'avril. Elle pousse à profusion dans les milieux riches et humides du sud du Québec, et tapisse souvent le sol des érablières à caryer et à tilleul. Sa petite fleur blanche et son unique feuille la rendent facilement reconnaissable. Sanguinaria canadensis est considérée comme une espèce vulnérable au Québec.

L'érythrone d’Amérique est aussi l'une des premières à fleurir dans les sous-bois québécois, et sa fleur jaune est bien connue. Elle ne fleurit qu’après sa dixième année, et sa fleur caractéristique plonge généralement vers le sol. Son bulbe, ses feuilles et ses fleurs peuvent d’ailleurs être mangés.

L'hépatique d'Amérique a une floraison hâtive et éphémère, et embellit le sol dès la mi-avril. Sa petite fleur d’un mauve délicat perce les sols des boisés de feuillus et se retrouve notamment dans les escarpements rocheux. Sa stratégie ? Elle conserve les feuilles de l’année précédente tout l’hiver, protégeant ainsi les nouvelles pousses des dernières gelées hivernales.

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La trille, dont trois espèces sont particulièrement répandues au Québec, est aussi caractéristique de la saison printanière. Le trille rouge est magnifique, malgré une fleur qui possède une caractéristique particulière : elle pue. Elle était d’ailleurs utilisée par les Premières Nations pour traiter les «problèmes féminins», et servait notamment lors des accouchements.


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