Moustiques en 2026 : Faut-il s'attendre au pire?

Leur présence semble s'accentuer chaque été... mais qu'est-ce qui nous attend en 2026?


D’où sortent tous ces moustiques?

Pour prévoir l’abondance des moustiques en 2026, il est essentiel de comprendre que leur présence est directement liée aux précipitations. Plus le printemps est pluvieux, plus les zones d’eau stagnante et les étangs vernaux se multiplient, offrant ainsi davantage de sites de ponte pour les moustiques.

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Pour l’été 2026, les prévisions varient selon les régions

« Les disparités régionales au niveau des précipitations au Québec ont été surtout observées en mai ce printemps, explique Patrick Duplessis, météorologue. Des régions comme l'Estrie, la Gaspésie et la Côte-Nord ont dépassé largement leur quantité de précipitations normales, alors que d'autres régions comme l'Outaouais et l'Abitibi-Témiscamingue ont connu du temps plus sec.»

Des espèces exotiques parmi nous

Par ailleurs, de nouvelles espèces de moustiques originaires d’Asie, comme le moustique-tigre et l’Aedes japonicus, se sont installées au Québec au cours des dernières années. Leur population tend à augmenter, notamment grâce à la grande quantité de lacs présents sur notre territoire, qui fait de notre province un habitat idéal pour ces insectes.

Plus de moustiques ou moins de tolérance?

Cependant, notre intolérance aux moustiques semble également croître. Avec l’étalement urbain, de plus en plus de personnes s’installent dans des milieux boisés et humides, ce qui donne l’impression que les moustiques sont plus envahissants. En réalité, nous empiétons sur leur habitat naturel.

Moustiques près de feuiles

Les moustiques, maillons essentiels de la nature

Enfin, d’un point de vue environnemental, il est important de rappeler qu’une grande quantité de moustiques est une bonne nouvelle. Ces insectes jouent un rôle clé dans la chaîne alimentaire, constituant une source de nourriture essentielle pour de nombreuses espèces. Sans eux, l’équilibre des écosystèmes serait gravement perturbé.

Cet article a été réalisé avec la collaboration d’Étienne Normandin, entomologiste et coordonnateur des collections à l’Université de Montréal, ainsi que des météorologues Patrick Duplessis et Kevin Cloutier.


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