Voici le meilleur moment pour vos vacances d’été au Québec
Quand devrait-on prendre ses vacances pour maximiser ses chances d’avoir du beau temps? Voici ce que révèle l’analyse des données météo historiques de l’été au Québec.
En bref :
Règle des tiers pour un congé réussi, soit une majorité de chaleur et de soleil contre un minimum de pluie;
Crescendo du beau temps à partir de la fin juin, culminant lors de la dernière quinzaine d'août;
L’installation d'un fort El Niño pourrait prolonger l'été et offrir un mois de septembre anormalement chaud.
Un été qui se construit graduellement
Pour déterminer si une période de vacances est idéale, MétéoMédia applique la règle des tiers : l’objectif est d’avoir moins d'une journée sur trois avec de la pluie, deux sur trois avec du soleil et deux sur trois avec de la chaleur. On observe généralement que l'été québécois ne s'installe pas d'un coup sec, mais plutôt selon une forme de crescendo.
Si les fameuses vacances de la construction à la fin du mois de juillet viennent immédiatement en tête, elles n’offrent pas les meilleures possibilités de beau temps, du moins historiquement.

C'est véritablement en août que les astres s'alignent le mieux : la première quinzaine offre 72 % de probabilités de temps favorable selon la règle des tiers, tandis que la deuxième moitié du mois domine largement avec 88 %. Théoriquement, c'est donc la fin du mois d'août qu'il faut cibler pour s'assurer d'un temps chaud et ensoleillé presque neuf fois sur dix.
La chaleur durable selon les régions
Comme guide plus général, on peut se référer à la période de chaleur durable, qui diffère selon les régions. Cette période, où les températures agréables s'installent de façon constante sans cassure marquée, débute généralement vers la mi-juin ou la fin juin.

Elle s'étire jusqu'au 12 août pour des secteurs comme Québec, jusqu'au 18 août à Gaspé, et jusqu'au 29 août pour Val-d'Or. Pour la région de Montréal, cette chaleur persiste jusqu'au 7 septembre en moyenne.
Un effet El Niño?
Cet été, un joueur de taille pourrait venir brouiller les pistes. Le phénomène El Niño, qui se manifeste par une anomalie chaude des eaux dans l'océan Pacifique équatorial, semble vouloir s'installer rapidement, les probabilités indiquant qu'il y a plus de 50 % des chances qu’un fort événement se développe d'ici l'automne.

Si l'on se fie aux années analogues de 2015 et de 2023, qui ont aussi connu l'installation d'un fort El Niño durant la saison estivale, la fin de l'été pourrait réserver des surprises. Lors de ces deux années, le sud du Québec a enregistré des mois de septembre particulièrement chauds, marqués par des anomalies de température de +3,3 °C en 2015 et de +2,2 °C en 2023.

Théoriquement, cette configuration pourrait signifier que prendre ses vacances au tout début de septembre pourrait être un pari payant cette année pour profiter du beau temps avec moins d’achalandage dans les secteurs touristiques, si votre situation familiale le permet.
Quoi qu’il en soit, restez à l’affût! Pour avoir un portrait plus complet de ce qui nous attend cet été, notre aperçu de la saison chaude sera publié le 27 mai prochain.
Avec la collaboration de Nicolas Lessard, météorologue.