Quand février est froid, mars est…

Après avoir grelotté en février, il est naturel d'espérer un répit en mars. Malheureusement, les données climatiques montrent que l'hiver a souvent tendance à s'étirer quand février est froid.

En bref :

  • Février devrait se terminer avec des températures sous les normales saisonnières;

  • Cela annonce généralement un mois de mars froid également;

  • Cette tendance s’est accentuée durant les décennies 2000 et 2010.

Les mois se suivent et se ressemblent

L'histoire climatique de la métropole ne laisse que peu d'espoir à ceux qui souhaitent de la chaleur hâtive. Depuis 1942, Montréal a connu 36 mois de février froids. De ce nombre, une forte majorité (24 occurrences) a été suivie par un mois de mars également froid, ne laissant que 12 mois de mars doux.

FEV MARS1

Une corrélation qui se renforce?

Si l'on décortique ces statistiques par décennie, le constat est encore plus frappant. Au cours des années 1960 et 1980, un mois de mars froid succédait à un mois de février froid dans 60 % des cas. Cette proportion se chiffrait à 66 % dans les années 1970 et à 75 % dans les décennies 1950 et 1990. Et pour les décennies 2000 et 2010, un février froid s'est traduit par un mars froid dans 100 % des cas.

Depuis 2020, tous les mois de février ont été doux, à l'exception de 2025. Dans tous les cas, mars a été doux.

FEV MARS2

Le cas étonnant des froids extrêmes

Fait étonnant, lorsque l'on observe seulement les mois de février considérés comme très froids, la probabilité d’un mois de mars froid diminue légèrement. À la suite de ces froids plus intenses, mars s'avère très froid dans 29 % des cas et simplement froid dans une même proportion (29 %). À l’inverse, on enregistre un mois de mars suivant qui est doux 19 % du temps et très doux dans 23 % des cas.

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Avec la collaboration de Bertin Ossonon, météorologue.

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