Les pires vendanges depuis des décennies en France

Après un été exceptionnellement chaud et sec, le vignoble français pourrait connaître l’une de ses pires récoltes depuis trente ans.


En bref :

  • Production 2026 en recul de 17 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années;

  • Été marqué par une sécheresse intense et plusieurs canicules;

  • Baisse accentuée par le recul des surfaces cultivées.

Recul majeur

La production viticole s’élèverait à près de 34 millions d’hectolitres en 2026, selon les estimations d’Agreste, le service statistique du ministère français de l’Agriculture.

Cela représente un recul de 6 % par rapport à 2025, qui était déjà une année faible, et de 17 % par rapport à la moyenne 2021-2025. « Il s’agirait d’une des plus faibles récoltes des 30 dernières années », selon le communiqué d’Agreste publié au début de septembre.

Un été record

C’est un revirement de situation, car les « conditions de début de campagne étaient pourtant favorables », indique l’organisme. Les bonnes réserves d'eau accumulées au printemps et la faible présence de maladies laissaient espérer une année abondante.

L’été 2026, le plus chaud depuis 1900 selon le bilan de Météo-France, en a toutefois décidé autrement. « La sécheresse des sols s’est intensifiée sur l’ensemble du territoire et les épisodes de canicule ont entraîné localement des échaudages, brûlures, défoliations et un flétrissement des raisins, réduisant les volumes récoltés. »

Vendanges hâtives

Les vendanges ont démarré plus tôt qu’à l’habitude dans plusieurs régions, soit vers la mi-août, afin de sauver ce qui pouvait l’être. En Champagne, région connue pour son célèbre nectar, « le poids des grappes a atteint son plus bas niveau en vingt ans » et la « récolte s’annonce réduite de moitié par rapport à 2025 et à la moyenne quinquennale », indique le communiqué d’Agreste. La Bourgogne et le Beaujolais essuient également des pertes supérieures à 30 %.

La météo n’est pas le seul facteur en cause pour les récoltes en baisse. La superficie totale du vignoble en production a diminué de 2,5 % cette année en France, une tendance encouragée par le gouvernement pour limiter la surproduction face à la baisse de la consommation de vin.

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