Le lac Saint-Jean est officiellement « calé »
Le lac est libre de ses glaces depuis le lundi 11 mai 2026, selon un observateur local. Comme le veut l'expression consacrée, il est « calé ».
70 % de fonte
L'annonce a été faite lundi après-midi par Maxime Tanguay, le juge officiel du départ des glaces pour le concours annuel organisé par les radios Planète, sur les ondes de ce réseau régional. Lors d'un survol du lac Saint-Jean effectué dimanche, lui et d’autres observateurs avaient estimé que la glace avait disparu à 65 %.

Des conditions météorologiques défavorables ont empêché un nouveau vol lundi, mais Maxime Tanguay a estimé que le seuil nécessaire, soit la fonte de plus de 70 % des glaces, était vraisemblablement atteint. Cette annonce permettra de couronner plusieurs gagnants dans la région, alors que le concours offre 25 000 $ en prix pour prédire la date de départ des glaces, dont un grand prix de 10 000 $.
Des températures autour des normales
Contrairement à plusieurs départs hâtifs ces dernières années, notamment en 2024, alors qu’il était survenu le 17 avril, cette année s’inscrit plutôt dans les normes. La moyenne pour la disparition des glaces sur le lac Saint-Jean se situe le 8 mai.
Cette situation reflète le bilan du mois d'avril 2026, avec des températures près de la normale dans la région.

Une expression trompeuse
Rappelons au passage que l'expression québécoise d’un lac qui « est calé » relève de l'illusion. La glace ne coule jamais au fond de l'eau, puisqu'elle est moins dense que celle-ci. Elle se fragmente plutôt en morceaux de plus en plus petits.
Parfois, lorsque le vent s'en mêle, par exemple, la structure se désagrège de façon accélérée, multipliant le contact avec l'eau et provoquant une fonte si rapide que l’on a l'impression que la glace a coulé.
