Le cœur de la noirceur, c’est dès maintenant
Prêts, pas prêts : la période la plus sombre de l’année, la voici, la voilà! Dès dimanche, la grande région de Montréal n’aura plus droit à un maximum quotidien de 9 h d’ensoleillement, et ce jusqu’à la mi-janvier environ. Explications.
Le quatuor préféré des nuages
Dans la catégorie des palmarès parmi les plus déprimants qu’on pourrait établir, on y retrouverait certainement celui des mois les moins ensoleillés! En effet, la grisaille de tels mois peut parfois être un peu difficile pour le moral. Sans grande surprise, pour le sud du Québec les mois les plus nuageux sont normalement, en ordre : décembre, janvier, novembre; ce dernier étant suivi de très près par février.

Pour Montréal le cœur de la noirceur débute la veille du premier jour de l’hiver météorologique, donc le 30 novembre. À titre informatif : l’hiver météorologique s’entame le 1er décembre, en comparaison avec l’hiver astronomique dont le solstice sera le 21 décembre, cette année. Dès lors, la luminosité naturelle y sera à son plus faible niveau. « Si on cherche à définir le cœur de la noirceur, on pourrait dire qu’on l’associe aux jours dont la durée d’ensoleillement maximale est sous la barre des 9 h », explique Nicolas Lessard, météorologue.

Une nouvelle étape franchie
Si des secteurs plus au nord, à l’ouest et à l’est du Québec ont dit « au revoir » aux journées de plus de 9 h d’ensoleillement quotidien disponible il y a quelques jours, le dimanche 30 novembre sera une grande première pour des secteurs du sud, tels Montréal et Gatineau.

Le prochain rendez-vous avec une durée du jour de 9 h et plus sera le 12 janvier pour la région métropolitaine.
Luminothérapie s’il vous plaît!
Novembre se termine, l’heure est au bilan… Vous avez l’impression que le onzième mois de notre calendrier a été particulièrement lourd, dans le sens très sombre, cette année? Eh bien, vous avez raison! En date du 28 novembre, des villes comme Montréal et Québec n’ont même pas eu la moitié de leurs heures d’ensoleillement mensuelles habituelles. « Les responsables sont principalement les systèmes et les nuages qui ont été dominants », ajoute Nicolas Lessard.

Une suggestion pertinente, en terminant : si vous avez toujours pensé qu’il pourrait être intéressant de vous familiariser avec la luminothérapie, le moment est idéal pour commencer à effectuer vos petites recherches!
Avec la collaboration de Nicolas Lessard, météorologue.
