La chaleur est en retard partout cette année
Alors que la barre des 20 °C est habituellement atteinte en mars au Canada, le printemps 2023 traîne les pieds.
Les premiers 20 °C les plus tardifs depuis 2014
Il faut remonter au 12 janvier 1986 pour trouver le premier 20 °C le plus hâtif au pays. La ville de Tofino, en Colombie-Britannique, avait alors légèrement dépassé cette barre, avec 20,1 °C enregistrés.
Même si la ville de Lytton, en Colombie-Britannique, a frôlé cette marque à la fin du mois de mars avec 19,5 °C, aucun endroit au Canada n’a encore dépassé cette barre symbolique.
La semaine à venir pourrait cependant changer la donne, notamment en Ontario.
Une possibilité d’y arriver cette semaine
Mercredi pourrait changer la donne dans le sud de l’Ontario. La chaleur venue des États-Unis pourrait déborder au Canada. Les régions de Windsor et de London auront possiblement la chance de goûter aux premiers 20 °C de l’année.
Ce seuil des 20 °C dépendra cependant de l’influence des Grands Lacs. Actuellement, la température de l’eau y est d’environ 4 °C. Le passage du vent au-dessus de l’eau froide pourrait faire baisser le mercure de quelques degrés.
Si l’on veut que les conditions soient réunies, il faudrait qu’un vent du sud-est aide à contrer cette fraîcheur de l’eau des Grands Lacs.
Une chaleur diluée pour le Québec
Jeudi pourrait être la journée la plus chaude de la semaine au Québec. Les températures pourraient atteindre entre 10 et 15 °C, peut-être légèrement plus. Nos voisins du Sud profiteront de la chaleur, mais il y a cependant peu de chances que les premiers 20 °C soient enregistrés au Québec cette semaine.

En moyenne, le Québec atteint la barre des premiers 20 °C le 24 mars. Ils sont donc nettement en retard cette année.

Avec la collaboration de Catherine Aubry, météorologue
