Février : le monde à l’envers au thermomètre

Le mois de février vient de tirer sa révérence, ce qui signifie que l’heure est au bilan! Et on va se le dire, février a beau être le mois le plus court, il semble souvent le plus long, du moins pour ceux qui ne sont pas fanatiques de l’hiver. D’ailleurs, cette année février a été particulièrement éprouvant. Retour sur ce mois saisissant à bien des niveaux.

En bref :

  • En février, le sud du Québec a eu plus froid que des secteurs plus au nord;

  • Les précipitations, autant neigeuses que pluvieuses, ont manqué à l’appel;

  • En revanche, le soleil a été au rendez-vous.

Resituer le Québec sur la carte

Quand on parle du monde à l’envers d’un point de vue des températures, on exagère à peine : globalement, février a été plus froid dans le sud du Québec qu’au Groenland. Ce n’est pas peu dire! « En raison d’un blocage, l’air doux demeurait beaucoup plus au nord. Les secteurs de Gaspé et même de Sept-Îles, par exemple, ont eu droit à une belle zone de douceur. La Gaspésie a d’ailleurs eu des températures moyennes plus chaudes, pendant que la grande région de Montréal grelottait », explique Bertin Ossonon, météorologue. L’Abitibi a aussi eu un peu plus de douceur, avec un degré au-dessus de sa normale mensuelle habituelle pour le mois de février.

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Règle générale, Montréal connaît neuf jours avec des températures au-dessus du point de congélation en février. Cette année, la métropole en a eu seulement six. Conclusion frappante : le froid a dominé sur le sud de la province.

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Une tendance sèche

Autre fait intéressant concernant le mois de février, la neige a été particulièrement timide et ce pour l’ensemble des régions. Les secteurs de la Belle Province affichent tous un score plus bas, parfois très éloigné, de celui qu’ils enregistrent normalement en accumulations totales de neige. Gatineau et Gaspé sont toutefois près de leur moyenne neigeuse, tandis que Saguenay et Québec font plus pitié.

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En zoomant sur la région de Montréal, le constat est clair. « Pour les précipitations, pluie et neige combinées, le mois de février 2026 a été plus sec qu’à son habitude », observe Bertin Ossonon. La métropole reçoit normalement un peu plus de 20 fois la quantité de pluie de ce deuxième mois de 2026! Du côté de la neige, on parle d’un écart de près de 17 cm.

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Vive la luminosité naturelle

Une donnée qui permet à février de rayonner un peu plus, c’est la rassurante et chaleureuse présence du soleil dans son ciel. Les villes de Montréal et de Québec, notamment, ont connu près d’une cinquantaine à une soixantaine d’heures de plus d’ensoleillement.

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Est-ce qu’on se souviendra de février 2026? Peut-être que oui, peut-être que non… mais si on pouvait poser la question à nos cils, ils diraient certainement oui. Ils sont encore gelés, juste d’y penser!

Avec la collaboration de Bertin Ossonon, météorologue.

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