En mai, vous pourriez être surpris par ce danger

La chaleur se fait encore attendre au Québec, mais ce n’est pas une raison pour négliger de protéger votre peau des rayons solaires dès aujourd’hui.

En bref :

  • Rayons UV intenses au printemps, peu importe la température ambiante;

  • Le rayonnement solaire de début mai est équivalent à celui de début août;

  • Faux sentiment de sécurité sous certains types de nuages.

L'illusion de la fraîcheur

On a souvent le réflexe de recommencer à appliquer de la crème solaire uniquement lorsque le mercure grimpe et qu’on sort les maillots de bain. « Il s'agit d'une erreur, car l'intensité des rayons ultraviolets (UV) n'a rien à voir avec la température, rappelle le météorologue Kevin Cloutier. Le véritable responsable de la force des rayons est plutôt l'angle d'élévation du soleil. »

Ce sont ces rayons qui causent les coups de soleil et accélèrent le vieillissement de la peau. Leurs dommages répétés peuvent d’ailleurs provoquer un cancer de la peau, la forme de cancer la plus courante au Canada.

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À la latitude de Montréal, l'angle du soleil à midi atteint déjà environ 60 degrés au début du mois de mai. C'est une élévation très marquée qui s'approche de son apogée de 68 degrés, atteint lors du solstice d'été. Concrètement, le rayonnement solaire est aussi puissant en ce moment qu’en début août.

Une menace parfois invisible

En plein été, quand il fait plus chaud, on a tendance à exposer davantage notre peau, ce qui augmente le potentiel de coups de soleil. Cependant, les rayons UV du printemps représentent un risque réel.

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De plus, il ne faut pas baisser la garde lors des journées nuageuses. Si l’indice UV est effectivement plus fort par temps dégagé, il ne disparaît pas pour autant sous la grisaille. Certains nuages translucides, comme les cirrus, laissent passer une grande partie du rayonnement.

« C’est donc l’occasion de vous rappeler de recommencer à appliquer de la crème solaire au quotidien, peu importe les conditions météorologiques ou même si vous ne comptez pas rester longtemps à l’extérieur », conclut Kevin Cloutier.

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