
Couleurs d’automne : à quoi s’attendre?
L’arrivée de l’automne rime avec l’un des plus beaux spectacles de la nature : les couleurs flamboyantes qui transforment les forêts québécoises. Mais à quoi peut-on s’attendre en 2026?
Selon Pierre-Yves Comtois, préposé au renseignement horticole au Jardin botanique de Montréal, tous les ingrédients semblent réunis pour une belle saison.
Pour offrir un spectacle grandiose, les arbres ont besoin d’un printemps pluvieux et d’un été sans sécheresse afin de faire de bonnes réserves.
Bonne nouvelle : les conditions de cette année ont été favorables.
Le météorologue Nicolas Lessard confirme que l’été 2026 n’a pas été marqué par de longues périodes de chaleur extrême ni par une sécheresse importante. En plus, aucun gel hâtif ni contraste de température majeur n’est prévu au cours de l’automne.
Résultat : les couleurs pourraient être particulièrement belles cette année.

Pourquoi les feuilles changent-elles de couleur?
Le changement de couleur est avant tout une question de pigments.
Avec les journées qui raccourcissent, les arbres cessent progressivement de produire de la chlorophylle, le pigment responsable de la couleur verte des feuilles.
Lorsque ce vert disparaît, d'autres pigments déjà présents deviennent visibles. C'est ce qui fait apparaître les teintes jaunes et orangées.
Les journées fraîches et ensoleillées favorisent aussi la production d'un autre pigment, l'anthocyane, qui donne les célèbres couleurs rouges observées chez certaines espèces, dont l'érable à sucre.
Le Québec, champion des couleurs
Le nord-est de l’Amérique du Nord fait partie des régions les plus colorées au monde à l’automne.
En Europe ou en Asie, les paysages automnaux sont souvent dominés par les teintes jaunes. Ici, les érables à sucre ajoutent une touche bien particulière en produisant une grande partie des rouges éclatants qui font la réputation des forêts québécoises.

Ce qui pourrait gâcher le spectacle
Même si les conditions s’annoncent excellentes, la météo aura le dernier mot.
À l’approche de l’hiver, les feuilles deviennent très fragiles. Une période de vents forts ou une importante tempête de pluie peut suffire à les faire tomber rapidement.
Autrement dit, les couleurs devraient être au rendez-vous… à condition que Dame Nature nous laisse en profiter.
Cet article a été réalisé avec la collaboration de Pierre-Yves Comtois, préposé au renseignement horticole au Jardin botanique de Montréal, et de Nicolas Lessard, météorologue.
