Cet élément qui annonce la saison des couleurs
La chute du mercure qui accompagne inévitablement l’automne donne un coup d'accélérateur à la prise de couleurs de nos forêts. Avec les premiers gels des derniers jours, le signal de départ est donné.
En bref :
Début de la coloration dans quelques régions;
Incursion d'air froid et premiers gels locaux entre le 8 et le 9 septembre;
Conditions propices à une belle saison des couleurs.
Le froid comme accélérateur
C’est le raccourcissement naturel des journées qui donne le véritable signal aux arbres de débuter leur transformation, mais les températures froides peuvent également accélérer le processus.
Entre le 8 et le 9 septembre, l’incursion d’une masse d'air froid a fait chuter les températures sous le point de congélation à quelques endroits au Québec, notamment à Sept-Îles, à Murdochville, mais également en altitude au nord de la capitale, dans la forêt Montmorency.

C’est parti!
Selon la mise à jour du 10 septembre de Bonjour Québec, le site touristique gouvernemental qui répertorie l’avancement de la saison des couleurs en faisant appel à des observateurs locaux, la transition déjà amorcée par endroits.
On rapporte le début de la saison au parc régional de la Montagne du Diable dans les Hautes-Laurentides, au Massif du Sud dans Chaudière-Appalaches et à la Chute Manitou sur la Côte-Nord.

À quand l’apogée?
Le pic des couleurs est attendu dès la fin septembre pour les régions plus au nord (dans un axe allant de l’Abitibi à la Gaspésie), ainsi que dans les secteurs montagneux. On parle plutôt de début octobre pour le Témiscamingue, les Hautes-Laurentides, la Haute-Mauricie et le Bas-Saint-Laurent.

Dans la vallée du Saint-Laurent, de Gatineau jusqu’à Québec, on peut s’attendre à voir l’apogée autour de la mi-octobre. Comme mentionné dans notre aperçu de l’automne, avec l’absence de stress hydrique et le bel ensoleillement prévu en septembre, les ingrédients sont réunis pour une saison des couleurs classique, avec une transition qui se fera à un rythme normal.
Avec la collaboration de Bertin Ossonon, météorologue.
