Aperçu de l'été 2026 : nos météorologues ont-ils réussi leur coup?

L'heure des bilans a sonné pour la saison estivale : nos météorologues ont-ils vu juste avec leur aperçu saisonnier dévoilé en mai dernier?


En bref :

  • On a visé juste sur quatre des cinq grands énoncés de l'aperçu estival;

  • Les journées pluvieuses et les orages fréquents ont marqué l'été, comme prévu;

  • Les températures moyennes ont déjoué les pronostics en terminant au-dessus des normales;

  • Moins d’orages très violents et saison des ouragans très calme, tel qu’annoncé.

Précipitations et orages : dans le mille

Pour ce qui est des précipitations, le scénario anticipé s'est concrétisé. Nos experts prévoyaient un nombre accru de jours de pluie et des cumuls supérieurs à la normale pour le sud de la province.

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« Sur le plan des précipitations, ça a vraiment été un succès en général », souligne le météorologue Kevin Cloutier.

Montréal a récolté 142 % de sa normale de pluie et Saguenay 144 %. La métropole a également essuyé 20 jours avec orages comparativement à une moyenne de 10, ce qui en fait sa saison la plus orageuse depuis 2011.

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Cette instabilité s’est fait sentir à la grandeur de la province. Le Québec a enregistré un total de 84 journées avec orages, comparativement à une moyenne de 74, et 27 journées de temps violent, contre 21 en temps normal.

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Par contre, on a observé moins d’épisodes de temps très violent, comme prévu. Le Québec n'a recensé que 6 tornades jusqu'à présent, un chiffre largement inférieur aux bilans des dernières années.

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Nos spécialistes ne prévoyaient toutefois pas de quantités records de pluie, et cet aspect a été démenti localement à Gatineau, qui a vécu son été le plus arrosé jamais enregistré avec le double des quantités habituelles.

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Ouragans et feux de forêt : ✅

En raison d’un épisode El Niño fort probablement historique, l'accalmie annoncée dans le bassin atlantique pour les ouragans s’est bel et bien réalisée. Aucun ouragan ne s’est formé dans ce bassin à ce jour. Comme il n’y a rien de majeur sur le radar en date du 11 septembre, il est fort probable qu’on batte le record du premier ouragan le plus tardif qui est, justement, le 11 septembre.

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La fumée des feux de forêt qui faisaient rage plus à l’ouest au Canada, notamment en Ontario, a également atteint le Québec par moments, comme on le prévoyait. Des communautés ont été dévastées par les flammes dans le nord-ouest de l’Ontario et plusieurs ont dû être évacuées en juillet. Des villes comme Toronto, Détroit, Chicago et New York ont aussi atteint la tête du classement des villes avec l’air le plus pollué au monde.

Sur le territoire québécois, la saison des feux de forêt a été scindée en deux. Dans la zone de protection intensive, où se concentre la vaste majorité de la population, elle a été plus calme qu’à l’habitude, avec moins de la moitié de la superficie brûlée selon la moyenne de 2016 à 2025. Mais dans la zone nordique, où l’on éteint seulement les feux qui menacent des communautés ou des infrastructures, ça a été tout le contraire.

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Températures : le bémol

Le communiqué officiel de MétéoMédia publié à la sortie de notre aperçu évoquait la possibilité de vivre « l’été le moins chaud en neuf ans », une formule qui a été reprise dans plusieurs médias. Le bilan final raconte une autre histoire. Presque tout le Québec a terminé la saison de 0,5 à 1,5 °C au-dessus des moyennes climatiques, seule la région de Gatineau enregistrant des valeurs près des normales.

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« C’est surtout au niveau des températures que [l’aperçu] a moins fonctionné », admet Kevin Cloutier.

Mais si on vous demandait si l’été 2026 a été chaud, répondriez-vous instinctivement par l’affirmative? L’impression finale est souvent dictée par ce qui est le plus près de nous, donc la fin de l’été. Or, la seconde moitié de la saison n’a pas été particulièrement torride. À l’aéroport Montréal-Trudeau, la station météorologique de référence pour la métropole, le mercure n'a pas dépassé les 30 °C après le 14 juillet, une situation inédite depuis 1992.

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Au total, on a eu seulement 7 journées à 30 °C ou plus (la normale étant de 10) à Montréal cet été.

« On a eu beaucoup de journées de chaleur modeste, mais pas beaucoup de journées de chaleur extrême », précise Kevin Cloutier. Avec 41 journées à 27 °C et plus (contre 34 en moyenne) et un sommet estival timide de 32,5 °C dans la métropole, la province a surtout connu une chaleur durable mais sans trop d’extrêmes.

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La note finale : B

Avec 4 réussites sur 5 pour nos énoncés clés, on peut dire que cet aperçu mérite la note de B.

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« En général, on constate que c’est quand même un succès. Il y a beaucoup d’éléments qui ont fonctionné, même si le premier élément qu’on met de l'avant, les températures, a été un peu plus hésitant », conclut Kevin Cloutier.

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