Week-end : la météo parfaite cache un risque extrême
Les conditions seront idéales pour jouer dehors ce week-end grâce à un soleil généreux. Toutefois, ce temps sec et lumineux fera grimper le risque d'incendie, qui atteindra un niveau très élevé, voire extrême, dans plusieurs régions.
En bref :
Un ciel généralement dégagé, avec de 9 à 11 heures d'ensoleillement par jour dans le sud de la province;
Le risque d'incendie variera d'élevé à extrême entre l'Estrie et l'Outaouais;
Le brûlage de rebuts représente une des premières causes d’incendie à cette période de l'année.
Conditions parfaites pour les activités extérieures
Une grande partie du Québec pourra profiter d'un ensoleillement abondant, variant entre 9 et 11 heures par jour, avec une durée du jour atteignant les 14 heures ce week-end. Les températures maximales seront près des normales saisonnières, s'établissant entre 14 et 17 °C pour les secteurs les plus choyés.

Bien que cette météo soit parfaite pour les activités extérieures, elle assèche rapidement les sols, le rayonnement solaire d’avril étant aussi puissant que celui du mois d’août. Par ailleurs, l’humidité relative plus basse que la normale à cette période de l’année peut également accélérer l’assèchement.

La végétation morte : un combustible redoutable
Avec la disparition complète du couvert de neige dans le sud du Québec, la litière végétale est désormais exposée. Les broussailles et les feuilles mortes s'assèchent rapidement sous l'action combinée du soleil et du vent, et il n’y a pas encore beaucoup de nouvelle verdure pour contrebalancer.
C’est pourquoi l'indice de danger d'incendie de la SOPFEU est fortement à la hausse. Samedi et dimanche, le risque sera très élevé, voire extrême, de Montréal jusqu’au Témiscamingue. La Montérégie et l'Estrie affichent quant à elles un risque élevé.

Même si certains secteurs font actuellement face à des crues printanières, il faut garder en tête qu’en dehors des zones riveraines, les endroits plus secs sont vulnérables au feu.
Un ménage printanier qui peut dégénérer
Le retour du beau temps et des températures clémentes est souvent synonyme de grand ménage printanier sur les terrains. Cependant, la prudence est de mise. L'une des principales causes des incendies de forêt au printemps est le brûlage de feuilles et de branches par des personnes qui veulent nettoyer leur terrain.
D'ailleurs, le premier feu de la saison, survenu le 9 avril dernier à Danville en Estrie, a justement été causé par un brûlage de rebuts. Avant de sortir les allumettes pour vous débarrasser de vos feuilles et branches ce week-end, consultez le risque d’incendie dans votre secteur ou, encore mieux, pensez à des méthodes alternatives et sécuritaires, comme le compostage ou la collecte des résidus verts, afin d’éviter que votre corvée ne se transforme en brasier.
Avec la collaboration de Bertin Ossonon, météorologue.