Vos allergies vous embêtent en ce moment? Voici les coupables

Si vous reniflez davantage ces jours-ci, vous n’êtes pas seul. Nous sommes en plein cœur de la saison de l’herbe à poux (ambroisie) – la principale cause d’allergies de la fin d’été au Québec – et le contexte météo actuel amplifie le problème dans plusieurs régions.


Pourquoi ça pique maintenant

Durant les mois d’août et de septembre, l’herbe à poux, la plus importante cause de rhinite allergique saisonnière dans tout le nord-est de l’Amérique du Nord, domine la charge de pollen dans l’air. Or la dernière séquence de temps sec au sud du Québec limite le lessivage par la pluie, ce qui laisse les grains de pollen s’accumuler, puis se remettre en suspension.

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Une brise légère suffit à transporter le pollen un peu partout et c’est ce qui se produit en ce moment dans le sud de la province. On se retrouve donc avec des niveaux de pollen élevés à très élevés dans de nombreux secteurs, avec des symptômes (éternuements, congestion, démangeaisons oculaires) plus fréquents et plus intenses.

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Une grande variabilité régionale

Le sud de la province est le secteur le plus touché cette semaine. Les niveaux de pollen devraient y demeurer généralement élevés jusqu’à vendredi, avant une accalmie progressive. Il faut toutefois noter une forte variabilité locale liée à la présence, ou non, de milieux où l’ambroisie prospère (friches en bord de route, terrains vagues, etc.) ainsi qu’au relief et aux couloirs de vent.

Un peu de répit en vue

La bonne nouvelle : un système apportant humidité, averses et un air un peu plus frais gagnera nos régions au cours du week-end. La pluie plaque les grains de pollen au sol et l’humidité limite leur remise en suspension. On s’attend donc à une baisse nette de l’indice d’allergies samedi soir et surtout dimanche.

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Le coup de grâce viendra avec les premiers gels

La saison de l’ambroisie décline franchement lorsque les premiers gels forcent le repos des végétaux. Selon les normales climatologiques, ce cap survient généralement entre la mi-septembre et la fin d’octobre selon les régions (plus tôt sur la Côte-Nord et l’Abitibi, plus tard à Montréal et en Montérégie).

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Avec la collaboration de Nicolas Lessard, météorologue

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